Cette question du chanoine n'aurait été qu'une information très secondaire intéressant peu de monde, considérée comme une formalité liée à la fonction
présidentielle en France. Théoriquement, cette nomination honorifique ne représente aucun intérêt pour les Français, pas plus que pour les Catholiques, hormis pour quelques rares férus
d'Histoire ultra-spécialisée.
Mais cette formalité qui ne repose sur aucun fondement - les présidents ne succèdent pas aux rois de France, leur raison étant différente par fondement, et la seule succession invocable éventuellement, fort maigre, est purement chronologique, sans suite entre l'Ancien et le nouveau régime et il ne s'agit que d'une succession sans unité de temps, car la pluie qui succède au
beau temps appartient avec lui au même cycle - exploitée par les autorités françaises, a entraîné une situation
invraisemblable.
Occasion pour visiter le Pape, entouré d'une délégation étrange, pour quêter peut-être une forme d'approbation papale de son remariage qui lui aurait
réconcilié comme par miracle les désapprobateurs - mais sa future-belle-mère n'avait pas été retenue par le Vatican parmi les membres de la délégation officielle, et c'est à un autre
titre qu'elle a pu se joindre à elle - l'actuel président s'est lancé dans un discours incohérent de plusieurs manières et autant dans le fond que par le proprement ridicule d'un chef d'état
distribuant des consignes religieuses, mais et c'était le but principal de cette déclaration, destiné à confondre tout et tous.
Les positions défendues par l'actuel chef de l'état français pendant ou avant sa campagne comme depuis son élection ne sont pas compatibles avec la morale
chrétienne.
Cette exploitation est de nature à poser une fois de plus la question des violations permanentes de tout genre effectuées depuis de nombreuses années, de cette
infranchissable et salutaire barrière entre l'ordre civil et le droit religieux.
Le Général de Gaulle avait restauré cette coutume consistant pour le chef de l'état français à recevoir le titre purement
honorifique, et n'engageant à vrai dire aucune conséquence religieuse pour un laïc, de chanoine honoraire de Saint-Jean de Latran. Cette pratique a été revendiquée ensuite par Valéry Giscard
d'Estaing et Jacques Chirac, mais non par Georges Pompidou ni François Mitterrand.
Cette coutume s'accordait pleinement au caractère historique du Général et à sa personne, et il eut raison de la remettre à l'honneur, mais je ne crains pas de dire
que laisser courir cette hypothèse sur la tête des présidents à devoir lui succéder était une erreur.
Ceci est l'occasion de lancer pour Royauté-News la courbe d'une succession d'articles sur la continuité française, thème cher à mes réflexions, et celle aussi,
promise depuis la création du site, et rejoignant la première, consacrée à la question royale en France : sa réalité aujourd'hui, sa consistance dynastique. En réalisant cela, Royauté-News
répondra pleinement à l'une de ses vocations majeures et raisons d'origine.
Il est possible de mettre le rétablissement de cette coutume - et en ce cas il n'est pas possible de parler d'erreur - au compte de la volonté du Général de Gaulle
de voir lui succéder Henri de France, l'ancien Comte de Paris disparu en 1999, projet qui fut envisagé au début de la Présidence Gaullienne.
Quant à cette coutume, récompense accordée au bon Roi Henri, sans aucun lien avec "la France, Fille Aînée de l'Eglise" comme certains se plaisent à le répéter, mais
en raison du versement qu'il fit au Chapitre de Saint-Jean de Latran des revenus de l'Abbaye de Clairac, et qui n'a pas lieu d'être dans l'actuel système français, elle fait l'objet d'une
remarque que j'adresse à Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, en laquelle je fais valoir qu'un président de la république ne peut se réclamer des traditions des rois de France.