Le Sénat Français vient de rejeter l'inscription dans la constitution française de la reconnaissance des Langues régionales, pourtant votée par l'Assemblée Nationale. C'est son
affaire.
Il est certain qu'une telle mention ne se justifiait pas en principe dans la constitution d'un pays. Mais la constitution française devenant un catalogue, mieux encore, l'équivalent
d'un barême des tendances, on ne voit pas non plus pour quelles raisons elle n'y devrait pas figurer, à la suite des revendications catégorielles récemment incluses.
J'indique pour ma part reconnaître les grandes Langues inscrites dans la tradition et l'Histoire du Peuple Français, qui ont concouru à la richesse et à la vivacité de son esprit et
ont contribué, à leur place, à la Langue nationale : le Français.
Quant à l'Académie Française, qui n'intervient que de façon extrêmement rare, on ne peut pas dire que sa position défavorable à cette reconnaissance au motif qu'elle "porte atteinte à
l'identité nationale" soit opportune, surtout exprimée en ces termes.
Contrebattue sans cesse comme je l'ai exprimé récemment ici, la Langue Française, sans cesse devrait être défendue par l'Académie ou ne pas l'être. Le représentant français lors de la
dernière édition de l'Eurovision chantait en Anglais : qui s'en est soucié ?
Il n'existe pas de concurrence, en réalité, entre les langues régionales et le Français. L'antagonisme souvent suggéré prend sa source dans les enjeux d'influence politique, non dans la
réalité foncière.
Quant à l'identité nationale, invoquer son fantôme est en réalité une chose d'une hypocrisie ou d'un aveuglement inconcevables, entièrement hors normes et définitivement indécente.
Cette chose-là en effet, qui s'en soucie encore ? Lorsqu'un pays est vautré dans l'acceptation, la soumission permanentes aux décisions, commandements, et mesquineries de tous ordres de
la part des lobbies et de la commission européenne, il n'est plus question depuis longtemps d'identité nationale mais seulement de la paix des cimetières.
L'Académie avait déclaré en outre avant le vote que le Français était la "langue de la République", ce qui est absurde.
La Langue Française est la Langue du pays. On ne voit pas ce que le régime particulier de ce pays vient à faire là-dedans. Une fois encore, nous subissons l'influence des mots mis en
perpétuel décalage.
En cette occasion il n'apparaît rien d'autre que l'ensemble des décisions - comme des non-décisions - se moque de la population, et que cette question des Langues régionales soit rien moins
que le terrain des enjeux d'intérêts politiques en faction.
Il est temps que l'ordre politique cesse de se mêler de ce qui ne le regarde pas.
Heureusement que certains jeunes veulent et ont la possibilité d'étudier leur langue régionale au collège et lycée afin de la présenter au bac.
Je regrette de n'avoir pas pu étudier et continuer à parler le "patois" que parlait mon grand-père