Les regrets explicitement formulés et avec la plus grande netteté, par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI au nom de l'Eglise sur l'épineuse question de la pédophilie et assortis de l'affirmation
que les auteurs de ce qu'il a qualifié de "méfaits", "doivent être condamnés sans aucune ambiguïté", sont un acte du plus haut intérêt et une nouvelle que je salue.
Le tort de l'Eglise fut trop longtemps, au cours des siècles écoulés, de ne pas savoir revenir en arrière et reconnaître ses fautes ni imprimer une attitude nouvelle lorsque certains de ses
membres se trompaient, voire commettaient des crimes. Institution divine, mais en même temps institution humaine, l'Eglise n'est pas hors d'atteinte des erreurs et des tentations qui sont le lot
de tous les vivants. Dès lors elle se doit d'être encore plus vigilante, qu'elle prétend indiquer au monde la voie qui doit être suivie.
J'appelle, par lettre, le Saint-Siège romain à considérer qu'il n'appartient pas d'abord à l'Eglise, en nos temps, d'exercer les fonctions de l'enseignement laïque ou celle des encadrements
complémentaires. Là n'est pas sa mission. Il importe que l'Eglise traduise en actes sa volonté de ne pas entretenir crime et confusion, tandis par ailleurs que sa véritable mission manque
d'apôtres, et que l'encadrement de l'enseignement ou d'activités d'animation diverses par des clercs est un risque majeur de confusion coupablement entretenu.
La place des clercs, depuis longtemps, n'est pas celle d'être des éducateurs, dont les Sociétés actuelles ne manquent pas, et j'appelle le gouvernement de l'Eglise à en convenir, afin de
sortir de la voie du scandale. Le temps des congrégations enseignantes, qui ont fait autant de tort que de bien, est depuis bien longtemps dépassé et doit se voir révolu.
par Royauté-News
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