Les abondantes, et assez malvenues comparaisons entre un certain nouveau président élu en France et Napoléon, depuis que, sortant du trait humoristique ou caricatural qui revenait tant, elles tentent d'établir des angles de ressemblance dans le style de l'un ou de l'autre des Napoléon, concernent Royauté-News d'abord parce que ces improvisations journalistiques sont une manière insultante à l'Histoire, et ensuite parce que le Premier et le Second Empire Français font partie du cadre naturel de ce site.
Ces prétendus points communs entre l'actuel système et les pages et personnages anciens et glorieux de l'Histoire ne sont que des comparaisons grotesques. Elles ne peuvent exister que dans une époque dont l'occupation est de gonfler ce qui est inutile, en feignant ignorer les évolutions hasardeuses qui, elles, trouvent moins facilement de plume ou d'épée pour les mettre à critique.
Napoléon III transportait avec lui l'Histoire, et le souvenir et l'aura du premier règne. Soulevés par un demi-siècle d'épopée napoléonienne puis de fortunes diverses, ceux-ci s'appelaient à reparaître et convenaient d'une réalité charnelle, puisque les vieux grognards étaient toujours là et que les Français, très nombreux, regardaient vers celui qui continuerait la légende.
L'Empire Second se pressentait, déjà animé par la seule existence du futur Prince-Président, et sa longue prospérité assurerait la continuité du meilleur du régime constitutionnel français de Louis-Philippe, continuité dont le Retour des Cendres fut l'apothéose.
Et de fait, la permanence du souvenir de l'Empereur ramènerait bientôt son neveu. Rien ne paraissait plus haut, plus décisif, devant les crises que le système napoléonien.
à suivre...
par Michel Thomas de La Garde
publié dans :
questions d'Histoire
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