Une rectification et quelques précisions pour le sujet Invasion de l'Irlande récemment paru sur Royauté-News.
Tout d'abord, l'auteur des conférences sur ce sujet n'est pas Patrick Clarke de Dromantin, historien bien connu des Irlandais en France, qui participait à ce colloque tenu du 6 au 8 Septembre à Vincennes, intitulé "Journées d'études Franco-Irlandaises" et organisé par le Service Historique des Armées.
L'ami qui était présent à ce colloque va rechercher le nom de ce conférencier, qui est Français et enseigne à l'Université de Cork, et me le communiquera. Mais voici quelques éléments qui permettront de mieux saisir la situation évoquée l'autre jour.
On suppose - sans en avoir la certitude - que les services secrets britanniques, qui comme je l'ai laissé entendre l'autre jour découvrirent des indices d'un mouvement de révolte irlandais, avaient infiltré le réseau républicain irlandais de New-York. Ce qui facilita la volte-face anglaise de l'Entente Cordiale, elle même heureusement facilitée par les dispositions francophiles du roi Edouard VII.
Car auparavant, l'Angleterre conservait avec le monde saxon et l'Allemagne en particulier des rapports excellents. Or les républicains Irlandais, opposés à la domination anglaise sur l'Irlande, après avoir tenté en vain d'obtenir un soutien officiel de la France, l'amie naturelle de l'Irlande, s'étaient tournés vers l'Allemagne, "l'ennemi héréditaire" de la France. De hauts fonctionnaires britanniques, irlandais d'origine, comme Roger Casement, ou Childers, qui sera plus tard exécuté pendant la guerre civile et dont le fils sera un jour président de l'Irlande, avaient négocié avant la première Guerre Mondiale avec l'Allemagne, qui facilitera le transport d'armes en Irlande au moment du soulèvement de 1916. Objectivement, la question irlandaise était au coeur des raisons qui déterminaient l'attitude anglaise dans le conflit franco-allemand pressenti, puis éclantant en 1914.
Ajoutons qu'au moment de la guerre, la dynastie anglaise, originaire d'Allemagne, change son nom de Hanovre en celui de Windsor, rompant ainsi les liens symboliques qui la rattachaient encore au monde germanique.
Lors du soulèvement Irlandais de 1916, il sera offert aux militaires des régiments irlandais de l'armée britannique faits prisonniers en Allemagne, de retourner en Grande-Bretagne combattre les Anglais...
A suivre, des articles futurs sur l'histoire et l'amitié franco-irlandaise...
par Michel Thomas de La Garde
publié dans :
questions d'Histoire
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