Ceux qui croient au Net

Publié le par RN 1 - Rubrique High Tech ©Copyright Royauté-News2010

Il y a ceux qui croient au Net, même si l'horizon souvent semble bouché car ce nouveau média - les lecteurs anciens et réguliers connaissent notre avis là-dessus - a été détourné par ce qui aurait dû rester à l'extérieur : les médias classiques, les organismes publics, et les empêcheurs de vivre en rond : le monde réel déjà saturé. Personne ne l'a compris, bien entendu.

 

Le désastre continu de l'économie depuis deux décennies a poussé beaucoup de monde à s'y engouffrer, vers le début puis surtout le milieu des années 90. L'éclatement de la bulle Internet en l'an 2000 n'a rien changé au fait que ce media nouveau, présenté comme devant permettre d'explorer de nouvelles voies, soit malheureusement approprié par les briseurs de rêves qui ont mis tout le reste en faillite. Bien avant de m'intéresser à lui, j'avais entendu cette belle expression, d'Internet comme un cinquième Continent...

 

Que trouve-t-on lorsqu'on ouvre Internet ? La télé, les medias classiques, l'actualité dans ce qu'elle a de plus sombre et qui déborde déjà partout,  la pesante réalité, et toutes les catastrophes transportées là comme par hasard. Le reste, c'est-à-dire l'échange, l'expression personnelle, la communication individuelle et rapide et sans limitation sont la part pauvre - très pauvre - d'Internet.  Même les grands sites, passant pour véhiculer une information indépendante, sont ralliés au Système, subissent sa loi, et touchent, dans le cas de la France, des subventions d'état depuis l'an dernier. Leur faisant jouer ainsi le rôle d'opposition légale et contrôlée, tout en fermant la porte aux autres, aux véritables indépendants.

 

Les grands journaux de la presse quotidienne sont nombreux, à travers le monde à avoir frôlé la faillite, organisée par leurs propres journalistes ! Le passage en version Internet de leur contenu a fait chuter considérablement le nombre de leurs clients. Comment ne pas voir dans cette seule démonstration que la société toute entière s'auto-désorganise, et plus que cela, se met en grave péril, et même se suicide ?

 

Le résultat de ce transfert de la presse classique vers Internet, la conséquence correspondante de la fonte de sa clientèle fait que les grands journaux subsistent désormais par la publicité. Les voici mis au rang de la presse gratuite ! Laquelle, ces dernières années, a crû en importance, pour n'offrir qu'un faux-semblant d'information réécrite, réduite à la plus simple expression, ressemblant en plus mal écrit à des dépêches de la Pravda...

 

De là, les mouvements de fond, trustés par des pouvoirs puissants, par des réseaux d'influence, par des magnats, tels que Rupert Murdoch, qui agissent pour que la presse Internet - et donc l'information - devienne un service tarifé (nous en avions parlé). C'est le cas déjà dans certains pays, pour une partie des supports.

 

Tout cela pour décrire ou rappeler l'ambiance qui sévit dans ce domaine. Ceci dit, je poursuis (de loin, car trop occupé) l'étude d'un système qui permettrait, pour les utilisateurs désirant aussi bien une véritable circulation visible sur Internet que l'accès à des sources indépendantes et fiables, de sortir enfin de l'impasse. Internet est une jungle illisible en raison principalement  d'un référencement inadéquat, insuffisant, et dépourvu de sens.

 

La longueur passée à effectuer des recherches sur le Net est une véritable plaie. Le temps censé être gagné est aussitôt reperdu en raison de l'insuffisance et de l'inadaptation des moyens de recherche.

 

Mais je continue de croire au Net, après avoir douté voici quelques mois. Le Net demeure le media de l'avenir, et nous place dans la responsabilité de le sortir du faisceau inquisiteur, conscripteur, violeur, des pouvoirs officiels, hors du viol désagrégateur et de l'ingérence d'état. C'est notre affaire, c'est l'affaire de tous. 

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