Un coup d'esbrouffe

Publié le par RN 1 ©Copyright Royauté-News2010

"La royauté, dit-il, mais pas la monarchie". Ça tombe bien car ici, c'est le principe d'une monarchie nouvelle que nous défendons, une véritable monarchie dans l'acception originelle, celle qui peut unir, faire Un. Loin de ceux qui ont pris un idéal qui était très haut pour le placer très bas.

 

La définition  de ce mot de monarchie fait entrave souvent à la juste compréhension des choses. Mais ce n'est pas le sujet du jour, et je reviendrai sur le sens de ces termes.

 

En tous les cas, celui qui, contrairement à ce qu'il annonce au journaliste de Libération, est tout sauf "l'héritier du trône de France", commence mal. Se croît-il spirituel en tenant cette interview au café "le Bourbon"... Pour aviver encore une querelle qui ne lui réussira pas ?

 

"De la part de Monsieur Tout-le-Monde, que l'on ne me donne pas mon titre, cela ne me dérange pas". Excellent début pour celui qui voudrait rassembler ! Comme un certain goût de "La France d'en-bas", ça, et de toute la canaille du système...


Il n'y a qu'un héritier du trône de France, si l'on retient pour cette qualité qui exige neutralité totale et discrétion vis-à-vis des autorités en place, la branche d'Orléans : c'est le Comte de Paris ! Nul autre !


Monsieur Jean d'Orléans, quant à lui, est l'héritier de l'héritier. Place occupée au nom de son frère aîné empêché. Autrement dit, il serait censé répercuter la voix de sa branche, manifester, en harmonie avec lui et on sait combien ce n'est pas le cas - une certaine forme d'idéal royal représentée par son père. Non manifester les élans d'une carrière personnelle, avec un positionnement flou et des professions passe-partout.


La démonstration continue, fidèle aux ordinaires propos vides de ses déclarations ou du livre d'entretiens paru l'an dernier. "Deux cents ans après la Révolution Française, tous les privilèges n'ont pas été abolis". De tels propos démagos de comptoir en disent long sur sa capacité de réflexion personnelle.  Avec ces platitudes à mourir, fin prêt M. d'Orléans pour une carrière de chef-lieu de canton ! Mais il ne sera pas dit qu'on supportera de laisser traîner l'idéal royal en général, dans ces insanités.  


Un peu faiblard, aussi, de se dire très proche au sujet des questions sociales, de son grand-père (dont il prétend qu'on l'appelait le Prince Rouge), pour une groupie du système abject aux commandes dans son pays... Pomadant dans ses déclarations l'actuel bonhomme présidentiel, n'accomplissant ses cérémonies de famille sans les encombrer de ce que le système a de plus farouchement insolent et Bling-Bling !  "Prêt à mettre les mains dans le cambouis de la cité"... Bien ! Qu'on lui prête un tournevis...


Il n'y a rien de royal là-dedans. Son sytème ? Qu'il le donne. Une chose au moins calera clairement les hypothèses  : "il est hors de question qu'il fonde un parti, qu'il en rallie un" dit l'article. D'ailleurs, "aucun ne l'a sollicité, malgré la tête d'affiche qu'il représente"... Le fou rire n'est pas loin. Mais on l'aura compris, il s'agissait de faire acte de présence dans la presse, afin de compenser une actualité favorable ces derniers temps à d'autres représentants royaux, dont les éventualités tiennent debout.


Pas d'inquiétude à avoir. Ce Monsieur d'Orléans n'est pas trop royabile.

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Pierre-Yves Guilain 17/07/2010 09:46



Pensez ce que vous voulez. Moi, je retiens de cette affaire que Jean d'Orléans a réussi un joli coup de communication sans avoir rien demandé. Les commentaires acariâtres qu'on peut lire par ci
par là montrent surtout du dépit...



RN 1 17/07/2010 21:56



Cherchant à se situer sous le regard des médias, le Prince Jean peut attirer la critique et c'est le rôle des médias de commenter dans la ligne d'écriture qui est la leur, les faits et ce
qui nous paraît être à relever.





On est trop habitué semble-t-il, du côté des royalistes, à des commentaires obséquieux ou béats devant l'action des princes, qui pourtant laisse à désirer, même chez une partie d'entre
ces royalistes - y compris ceux qui reconnaissent la branche d'Orléans - et il suffit de se rendre sur certains lieux d'échange pour le constater.


Peut-être êtes-vous parti sur une idée inexacte sur la nature du site : nous ne sommes pas une courroie de transmission, un organe dévoué aux princes. Même ceux que nous apprécions. 
Nous nous situons dans une stricte indépendance, loin des confréries et des histoires toutes faites.


 


Votre participation est la bienvenue, dès lors que vous ne confondez pas l'intention qui est la nôtre avec autre chose, ni le principe d'un blog, qui est de commenter les articles et non
leur auteur. 


Sur un plan général, précisons afin qu'il n'y ait pas d'ambiguité que, ne reconnaissant pas la validité de la dispute classique, nous ne pouvons lui donner cours ici.


 


 



MOODY-BLUE 17/07/2010 04:06



Si le citoyen Pierre-Yves Machin est venu uniquement pour semer la discorde, non seulement ses propos n'ont aucun intérêt mais sont complètement déplacés et méprisants des avis d'autruit.
Ce monsieur doit être un démocrate qui impose le silence à tous après qu'il ait eu étalé sa "culture" qui, comme tout le monde le sait, moins on en a plus on l'étale....   



Pierre-Yves Guilain 16/07/2010 22:19



Ah bon ? On n'est pas ici sur un site "légitimiste" mais "d'information" ? Bigre ! J'ai dû mal lire cet article suaintant la haine. Je me contenterai, pour conclure en ce qui me concerne, de
constater que, chaque fois qu'un Orléans montre le bout de son nez, des torrents de vomissures se déversent sur lui. En face, l'interview de Louis dans Paris-Match n'a pas suscité le moindre
commentaire.


Tout est là : les prétendus légitimistes n'existent que par leur orléanophobie. Les paroles sages de Louis (et les désaveus très clairs qu'il montre face à ses partisans) annoncent le
commencement de la fin...


Il n'y a plus qu'à attendre sagement.



RN 1 16/07/2010 23:45



Il vous a été répondu je crois un peu plus haut. L'article se borne à constater que la présentation d'un héritier royal dans la presse n'est pas à l'avantage de la cause royale - seul
objectif qui devrait retenir l'attention - et à manifester quelque agacement d'une attitude désordonnée dont ne ne sait où elle veut se mener sinon se redistribuer une part de l'attention
publique si tant est que, dans la folle décadence instaurée par les amis du clan d'Orléans, le public ait intérêt pour des personnages, époques ou symboles qui sembleraient avant tout le
narguer.


 


Jean d'Orléans ne représente pas l'idéal de son grand-père ni celui en général qui pourrait se tenir dans la famille d'Orléans.


 


Il n'y a rien dans l'interview donnée par le Prince Louis, qui ait été de nature à attirer critique pour l'instant. Même si sa vision n'est pas la mienne, il est dans son rôle, et
l'assure en conformité avec l'esprit de sa maison. On ne peut pas dire du tout la même chose d'un héritier en second dont on ne sait au juste ce qu'il revendique.


 


J'observe que les pro-Orléans d'aujourd'hui ont une conception curieuse de la grandeur royale, et il faut peut-être y voir la cause de l'oubli où ils sont tenus et que déplore Jean
lui-même.


Dans une certaine interview où on ne lui demandait rien, Jean a le premier évoqué la branche espagnole, et ce n'est pas arrivé une seule fois. Il semble donc que du coté Orléans aussi, on
fasse une fixation sur une branche qui, et je l'affirme comme spécialiste des questions dynastiques, se tient convenablement, est appelée à apparaître, et a autant sinon plus de droits que la
première.


 


Que la famille d'Orléans arrange ce qui ne va pas chez elle, et surtout, qu'elle se détache de ces courtisans qui colportent beaucoup d'erreurs, et lui donnent une image
déplorable.


 


Pour votre information, je défends les droits dynastiques des Orléans. Pas leurs improvisations publiques et ni leur compromission avec un système. On a vu un peu trop souvent ces
messieurs dans les couloirs dorés ces temps-ci. Et ça ne me plaît pas.


 


Il n'y a aucun désaveu du Prince Louis à ses partisans (les vrais, pas quelques énervés qui s'emparent de sa cause et parlent en son nom). Ceci est de la désinformation, et c'est même
tout le contraire : j'ai salué la précision, la netteté des choses dans l'interview du Prince Louis.


 


Vos propos reflètent l'esprit d'un temps, celui d'aujourd'hui. Si l'on reproche à Monsieur A, c'est donc que l'on est partisan de Monsieur B. Ici, il n'y a pas de partisan. Je suis
favorable à un élan monarchique nouveau fondé sur le renouveau, loin de ceux qui ont plombé l'idéal monarchique. Je ne suis ni royaliste, ni encore moins favorable, au départ, à un camp puisque
mon idéal monarchique n'est pas Capétien, et qu'à défaut de sa réalisation, c'est le choix Bourbon-Parme sur lequel reposait une partie de mes espérances.


 


Vous êtes d'ailleurs ici sur un site amplement dédié aux Bourbon-Parme. Ceci dit, au sein de la discussion propre qui passionne quelques extras, mais à laquelle en réalité ne s'attardent
ceux dont le choix est déjà engagé, dans cette question de branche, ma préférence va à Louis, c'est certain. 


 


Il serait donc utile peut-être, et je vous invite à le faire, que vous preniez connaissance d'articles déjà parus, dans lesquels sont expliquées certaines choses.



Pierre-Yves Guilain 16/07/2010 16:42



Graves méconaissances de l'histoire...


On parlait de "nations" depuis longtemps (à l'université, au Collège des... Quatre Nations), et il y avait des frontières à l'intérieur même du royaume (douanières, administratives,
juridiques...)


On ne parlait pas de "nationalité" mais de "naturalité", ce qui signifiait la même chose : voyez tous les jurisconsultes de l'Ancien régime, qui confirment le "vice de pérégrinité" qui n'est
nullement une invention des orléanistes mais une constante juridique du royaume de France.


Sinon, pourquoi Bouvines ? pourquoi Jeanne d'Arc ?


La négation de ces évidences est l'une des constantes de l'argumentation pseudo-légitimiste. Il faut relire l'histoire de France, et tout particulièrement étudier les actes des derniers
rois (Louis XVIII, Charles X, Henri V) tant vis-à-vis des Bourbons d'Espagne que vis-à-vis des Orléans : les premiers ne sont pas considérés comme princes français, les seconds sont confortés à
la place de premiers princes du sang, c'est-à-dire premiers dynastes après la famille alors régnante.


L'objectivité historique est là. Le reste est affaire de présupposés ou de sentiments individuels, cela n'a aucune valeur.



RN 1 16/07/2010 21:11



Le terme de nation dans son sens actuel est de création jacobine et jamais sous l'Ancien-Régime il n'a eu ce sens-là.


 


Je ne comprends pas la raison de votre exposé : ici, nous ne sommes pas sur un site Légitimiste mais sur un site d'information, certes informé mais non royaliste, indépendant, et 
n'épargnant pas de donner son avis, la moindre des choses dans un monde rendu flou par des querelles qui n'ont pas été, que je sache, inventées ici.


 


Il existe des gens qui ont voulu reconnaître autrefois dans l'ancien Comte de Paris quelque chose de grand et capable de réunir des sensibilités royalistes différentes. Ce n'est plus le
cas, et n'est-il pas bien légitime de le regretter ?


 


Les positions de défenseurs manifestés de l'une ou l'autre des deux principales tendances ne représentent ni des arguments assez étayés ni surtout des arguments capables d'être admis par
tous.


 


L'objectivité historique consiste aussi à reconnaître que malgré les arguments censés irréprochables d'un certain camp, ils n'arrivent pas à pénétrer le champ adverse, et de toutes façons
ils n'évoquent strictement rien aux Français.


 


Ceux qui connaissent la question savent bien que le support ardent d'une grande part de la position pro-Orléans se situe dans l'aveu à la Révolution dans ce qu'elle a d'abject, et à son
rejeton, la voie Libérale du 19° siècle et ce que ses avatars produisent aujourd'hui.


 


Il n'est donc pas inutile de replacer l'examen des choses dans la perspective des idées, car il ne saurait exister de système, fût-il brandi du Droit, qui par-dessus le tombeau encore
mieux, viendrait saisir les Peuples sans demander avis, leur imposer le joug, et ignorant les leçons de l'Histoire, imposer une famille, son clan, ses rubriques, par présupposé !


 


Je renvoie à ce que disait l'ancien Comte de Paris : "après tout si les français veulent un jour offrir la couronne à Dupont, Durand ou Tartempion, je ne vois pas ce qui pourrait les
empêcher !"






MOODY-BLUE 16/07/2010 16:16



Non suelement l'unité n'est pas prête d'être faite, mais la division a été bien mise en place : diviser pour mieux regner. La notion de "nation" est née après la révolution française,
alors que l'Europe était un vaste territoire sans frontière, un sauf-conduit suffisait pou y voyager... ainsi commença le déclain de l'occident...



RN 1 16/07/2010 20:28



Bonjour Moody !!!!!! Merci pour votre remarque éclairée ! Bonne soirée !!!!!!