L'éditorial de Royauté-News

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Et quand la société perd les pédales...

 

Il est vraisemblable, comme chaque fois (presque) sans exception, les unités musclées des polices d'intervention françaises vont encore casser quelque chose : soit, démolir des civils, soit laisser tuer ou blesser de nouveaux policiers (s'ils ne se tirent pas les uns les autres), soit dézinguer quelqu'un, et si possible : avant qu'il parle. Et ça pourrait arranger beaucoup de choses... Tandis que les pouvoirs publics, et tout leur petit personnel de vitrine, ne cessent, une seule seconde, de nous casser les pieds.

 

Quand il s'agit de contrôler, comme les Gendarmes l'autre jour, un convoi funèbre à l'alcotest à Limoux ; quand il s'agit de plaquer au sol  avec une violence incroyable une femme qui envoie de la farine, ou quand, voici quatre ans environ, des flics, s'ils peuvent s'appeler ainsi quand on se comporte en hommes de main du Système, ont bousculé, quasiment violenté (et même interpellé certains je crois) un groupe de vieillards, dont parmi eux Pierre Lefranc, ancien directeur de cabinet du Général de Gaulle, qui manifestaient pacifiquement Place Charles de Gaulle-Etoile, contre l'abus des institutions européennes; là, pas de bavure dans les deux sens.

 

Mais quand il s'agit de mener une opération où sont engagées des forces spéciales (Armée) comme pour l'attaque des pirates somaliens, par exemple, là, ça se gâte.

 

Quand on doit appréhender quelqu'un de dangereux : on le fait, ou on s'abstient.

 

En attendant, lorsqu'on fait le tour de la presse, et avec l'avalanche de commentaires techniques, on s'aperçoit du principal : les potentiels terroristes, surtout ceux qui sont dangereux : car les pros, eux, ne sont pas des paumés occidentaux fabriqués par le Système et métavirés en dingos de feuilleton à l'américaine, savent quoi faire et comment procéder s'ils le désirent. Serait-on, par hasard, tout sauf un terroriste, qu'on ne pourrait faire autrement qu'apprendre à savoir comment opérer.

 

Comprendront-ils, ceux qui pensent en haut lieu, qu'il ne faut pas faire n'importe quoi avec des armes et que c'est dangereux ? Mais non, ils ne le comprendront pas, ils ne pourront jamais le comprendre. La seule fin du fond, c'est justement celle du Système. S'en débarrasser, car même s'il est cadavéreux/véreux, il colle à la peau de ceux qui veulent vivre et respirer (et fumer. En paix).

 

Cet article comme le reste ici, se moque de l'actualité courante - comme de l'an 40- dès lors que la denrée publique officielle s'y accroche, qui ne peut par définition les intéresser. Nous ne jouons pas dans la même cour. 

 

A ceci près qu'au pays des fromages, l'an 40, lui, voyait le commencement des unités d'élite, forgées sur le fil de la guerre réelle, et sitôt la fin, les Français entraînaient les commandos des pays du monde entier. Aujourd'hui, ayant décousu tout et le reste, mélangé les services, trituré, déplacé, polémiqué, dressé services contre services (Police contre Gendarmerie, mais aussi Police contre Police) mais globalement, ni l'ensemble ni le particulier ne sont bons à rien. La Légion sautant sur Kolwezi en 1978, admirablement, sans bavure, malgré des pertes de son côté, est de l'histoire ancienne. Il fut une époque aussi, où le GIGN ne manquait jamais ses interventions. Mais c'était avant le nouvel épisode de la guerre des services : le Raid devait à tout prix remplacer les autres même s'ils réussissaient.

 

L'émotion naturelle ressentie pour le drame de Toulouse, archi-récupéré par l'avalanche des commentaires des épouvantails autorisés, a été volée.

 

La guerre qui se déroule est celle des médias, celle de notre temps : celle qui, les téléguidant comme des drones, canarde les consciences, à puissance million.

 

 

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TR 21/03/2012 20:04


Oui. Ce n'est pas l'œuvre d'un seul gouvernement, mais on a bien l'impression qu'on a sciemment détruit de vraies unités d'élite.

RN 1 22/03/2012 04:25









Bonjour TR, oui vous avez raison, cela n'a fait qu'empirer au fil du temps. Et bien sûr ce ne sont pas les policiers opérant sur place que je mets en
cause mais les autorités publiques. 


 


Notez bien que notre vision sur le site, n'est rien de politique, qu'il ne s'agit pas de gouvernements en particulier dans un bilan général, même si
certains se sont surpassés,  et c'est bien le Système qui est en cause. Cela dure au moins depuis 1995.


 


Bonne journée et très grandes bises !


 



agathe 21/03/2012 18:21


quelle belle analyse - merci


bonne fin de journée


bises et merci pour tes visites


 

RN 1 22/03/2012 04:20






 


Merci Agathe !


bonne journée et très grandes bises !