L'exception intellectuelle française - ou les méandres, ornières et farces du système juridique français

Publié le par Cruchot ©Copyright Royauté-News2012

 

 

Deux avocats français, qui ont sans doute pris leurs grades universitaires dans un concours local de tir aux pigeons, ont trouvé un moyen de s'illustrer en déposant des réclamations auprès du Conseil Constitutionnel : pour eux, les deux candidates (traditionnellement nous ne nommons personne appartenant à la sphère politique) les mieux placées parmi les trois qui figuraient dans la dernière course en sac, cette aimable plaisanterie française qui, si on la regarde, en se reculant beaucoup, avec la tendresse d'un Pagnol, ou celle de la série du Gendarme de Saint-Tropez, que l'on appelle l'élection à la présidence de la république, seraient passibles du tribunal !

 

En effet, d'après les prédateurs diplômés, ces deux candidates auraient enfreint la loi. Une loi dont Marianne elle-même, se fiche avec une allégresse à s'élever près du plafond.

 

Leur nom en effet ne correspond pas exactement à celui qui est inscrit dans cette Table de la Loi au sujet de laquelle il ne faut pas rire, qu'est la Législation Française (ce n'est pas rien !) : l'état-civil - à défaut d'être civil d'ailleurs, comme nous y reviendrons. Autrement dit, il y a là un abominable délit vis-à-vis - non, tu ne rêves pas ! - de la République ! mdr.

 

C'est voilà, une expression de plus du niveau de la préoccupation ordinaire, et ça vole en gros, dans la volière française, ce qui situe l'événement.

 

Au passage, celui que nous ne nommerons pas non plus, mais on le reconnaîtra très vite, par exemple sous sa cape du Musclor de l'Environnement ou encore de... Son nom lui aussi s'est coupé en deux, et de surcroît, décarpatisé. Les deux redoutables prédateurs ne devront pas manquer d'inscrire ni d'attraper dans leurs filets la volaille de choix.

 

Très sérieusement, de telles bêtises nécessiteraient de prescrire un stage rémunéré par la sécurité sociale à ceux qui ne savent pas sainement consommer de substances alcoolisées.

 

Très sérieusement encore, (et aussi de la part de ces deux experts du Code qui ont d'ailleurs tout sauf la conduite), si cette histoire hexagonale à dormir debout, comme justement, elle le peut en fonction du micro-climat local, venait à sérieusement ennuyer les candidates ou tout autre personnage, candidat ou non : à titre personnel le rédac'chef, en dehors des heures dues au labeur sur le Site, pourrait sans la moindre difficulté démontrer son inanité juridique et éventuellement la faire inscrire au Guinness des meilleures blagues. Ceci, seulement pour ceux dont les moyens le leur permettent, pour dix mille euros à signer et à remettre aux Restaurants du Coeur ou à toute autre initiative caritative agréée par lui.

 

Mais c'est là que ça dépasse tout, et même le comble des meilleures histoires Corses ! Car ça ne fait pas une seconde, si ça ne fait pas vingt ans au moins, que les Pieds-Nikelés gouvernementaux parlent de la simplification des lois et de l'allègement des textes inutiles, obsolètes ou désuets. Sans parler des ministères de la Simplification administrative... Autant préférer un voyage en astronef pour s'échapper plus vite de la techno-bureaucratie à la française, autrement dit la plus soviétique du monde.

 

[Pour la compréhension, est invoqué un texte de... 1794, et quelques autres dispositions plus récentes ]

 

 

Passons à une autre affaire. Nous souhaitions vous en parler déjà. Depuis plusieurs semaines, une affaire extravagante s'est conclue.

 

Le descendant d'une famille si haute que les souverains du monde ne seront jamais nés depuis elle, a dû emprunter une ruse pour limiter les dégâts de l'infect système du régime français et des cloportes qui en font les honneurs.

 

En effet, malgré pourtant l'opposition d'Aymeri de Montesquiou, l'état avait accordé - de quoi se mêle-t-il ? ndlr - à un personnage, étranger au droit de le porter, l'autorisation légale de porter le nom de d'Artagnan.

 

Aymeri de Montesquiou, pour ne pas laisser complètement se perdre dans la nature ce nom qui appartient à sa famille, a demandé le droit lui aussi de le porter, et en a obtenu (c'est heureux) il y a un mois l'autorisation de le prendre avec le sien.

 

Le nom si illustre de d'Artagnan était celui d'un personnage existant dont les mémoires ont servi de base au roman d'Alexandre Dumas qui l'a immortalisé. Le nom de d'Artagnan appartenait aussi à une branche de la maison de Montesquiou.

 

Autrement dit, nous sommes heureux pour le sénateur du Gers, et nous ne commenterons pas plus avant la partie qui le concerne.

 

C'est cela l'état, et qu'on ne peut que louer le paternel régime et la Mère Patrie ! C'est vrai que ç'a bonne mine !

 

Mais plus inspiré par l'Oie Gasconne que par le mauvais aloi français - mauvaise haleine aussi - déclarons à l'état, sans attendre l'avis des familles concernées, qu'il sera enjoint par voie légale s'il venait à cracher de nouveau sur les noms de l'Histoire - ou sur les autres noms- et que s'il ne s'abstenait pas dorénavant dans ce qui avant tout ne le regarde pas, c'est, à coups de pieds dans le cul au propre comme au figuré, qu'il serait expulsé.


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annielamarmotte 25/04/2012 10:09


ça fait très "fables de la fontaine"

RN 1 25/04/2012 12:52






 


Bonjour Annie !


Très bonne journée et bises !






Edmée De Xhavée 24/04/2012 14:16


Beaucoup d'humour - et il en faut! Le ridicule ne tue vraiment pas, pas même à petit feu!


Bonne semaine cher Michel et grandes bises!

RN 1 24/04/2012 14:27






 


Bonjour chère Edmée !


Non, ça ne tue pas, mais certains jonglent parfois avec des notions dangereuses, quand ils ont des idées derrière la tête...


 


Très grandes bises et très bonne semaine !






TR 24/04/2012 08:56


Votre article met bien en lumière le côté grand-guignolesque de ces affaires!


On pourrait peut-être demander aux candidats restant en lice de s'exprimer, au moins à propos de la première?


Quant à la seconde, dire que les services du Conseil d'État ont longtemps été une référence en matière historique...


Après tout, lorsque de quasi-homologues espagnols établissent des armoiries qui, de l'avis des spécialistes, relèvent de la plaisanterie, on peut se demander si nos gouvernant ne cherchent pas
tout simplement à pourrir ce dont ils ne veulent plus entendre parler (les traditions familiales en particulier) plutôt que de dire simplement qu'ils ne s'en occuperont plus.

RN 1 24/04/2012 14:07






 


Bonjour TR ! La candidate la mieux placée avait répondu voici quelque temps à cette question, qu'elle a toujours utilisé son prénom de
baptême.


D'ailleurs beaucoup de gens utilisent un prénom usuel, pas forcément celui de leur baptême, et qui ne figure pas sur
l'état-civil.


 


Je partage entièrement votre avis sur le Conseil d'Etat, et sur le fait que le camp "conservateur" (!) a commencé de tout détruire ces dernières années,
par exemple en donnant la possibilité de prendre automatiquement et sans justification, le nom de la mère, avec d'autres dispositions qui défont les familles. Ces dispositions radicales visent à
brouiller dès maintenant et à très court terme le sens de la famille, son organisation, sa logique dans le temps et dans l'espace. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un génocide culturel. Qui en
a été, avec d'autres certainement l'inventeur aux alentours de l'an
2000, et le promoteur ? L'ancien président d'avant 81.


 


Pour l'incurie en particulier du Conseil d'Etat, elle est à dénoncer mais aussi le si grand nombre d'aristos qui soutiennent béatement les régimes qui
les délestent en particulier de leurs patrimoines fonciers et plus généralement de tout ce qui leur était relié.


 


Très grandes bises et bonne journée






kéline 24/04/2012 07:18


Les deux avocats vont se ridiculisés j'espère. Que vont-ils chercher alors que tous les électeurs reconnaissent parfaitement les deux candidates en questions !
J'ai entendu parler en effet de ce sénateur du Gers


Bonne journée Michel


bises

RN 1 24/04/2012 12:37






 


Bonjour Kéline !


Ils insinuent qu'elles peuvent avoir voté deux fois... ce qui n'est pas réaliste, et même pour des particuliers, car l'inscription sur les listes se base
sur un ensemble de documents qui permettent de relever le prénom principal.


 


Mais ils vont plus loin en disant que, même s'ils ne le demanderont sans doute pas, l'on pourrait annuler l'élection...


 


Très bonne journée et très grandes bises