L'héritage royal français

Publié le par RN 1 ©Copyright Royauté-News2010

Comment définir l'héritage royal français ? Comment reconnaître ses contours, mesurer l'impact qu'il représente aujourd'hui ?


Qui sont les royalistes ? Sont-ils nombreux ? Quelles familles sont les héritières des anciens rois de France, alors que plusieurs prétendants au trône royal revendiquent celui-ci pour eux  ?


Qu'est-ce qui oppose la maison d'Orléans à celle de Bourbon ? Et une question plus serrée : pourquoi deux princes sont-ils Duc d'Anjou ?


Voilà les questions que nous aborderons dans le courant d'articles prochains qui alimenteront notre réflexion au cours de l'été. Ils feront suite aux articles que l'on peut visiter principalement dans la rubrique France, la question dynastique. Mais d'autres articles sont répartis ailleurs ou ne sont pas encore classés dans une rubrique.




Il existe, et ce sera l'objet du prochain article à venir dans cette série, deux principales traditions royales françaises, sachant que nous évoquons ici l'héritage de l'Ancien-Régime, étendu jusqu'à la Restauration, mais que la tradition monarchique au sens large s'honore de l'héritage Napoléonien à travers la Maison Impériale, la maison Napoléon.


Parmi diverses traditions, comme celles qui ont regroupé longtemps ceux qui croyaient (il en demeure encore) à l'existence d'une descendance du petit Louis XVII, et qui la reconnaissaient autrefois, nombreux, chez les prétendants s'affirmant descendus de lui comme le célèbre Naundorff et ses successeurs, ou parmi d'autres encore, deux traditions majeures coexistent dans l'univers royal français : la tradition Orléans, centrée autour de la personne du Comte de Paris, longtemps la plus forte, et la tradition Légitimiste, centrée sur la branche issue de Louis XIV dont est aujourd'hui le Chef le Prince Louis de Bourbon.


Sans entrer aujourd'hui dans la description de ces deux courants majeurs, contentons-nous d'aborder un épisode secondaire, mais significatif, de l'histoire qui oppose ces deux courants traditionnels de la royauté française : l'existence de deux Ducs d'Anjou.


Elle est présentée comme un point de litige : cet article court vise à dénouer les fils de la compréhension.


Dans l'esprit de l'une et de l'autre de ces deux traditions, chacune détient la seule légitimité à se réclamer héritière des anciens rois de France. Le Chef de celle qui est traditionnellement la maison de France, le Comte de Paris  (de son côté le Prince Louis et ses prédecesseurs préférant se définir comme Chef de la maison de Bourbon) a attribué à son neveu le Prince Charles-Philippe d'Orléans le titre de Duc d'Anjou, voulant faire de lui le fondateur d'une nouvelle maison d'Anjou.


Le litige tient dans le fait que le titre de Duc d'Anjou se trouvait utilisé depuis cent-vingt ans au sein de la branche espagnole des Bourbons, appartenant à la maison royale d'Espagne, et dont nous avons déjà parlé dans nos articles Bourbon-Parme : la branche de Bourbon-Madrid, dont a hérité depuis celle dont le Prince Louis est le Chef. Le grand-père de Louis portait ce titre, son père ensuite, et lui-même. "Duc d'Anjou" identifiait clairement aux yeux de tous, l'une des deux branches de la tradition royale française.


Son choix par le Comte de Paris offrait donc le motif d'une brouille nouvelle au sein des royalistes engagés, comme l'inconvénient de créer une confusion parmi le public, et il fut ressenti comme une attaque frontale par les Légitimistes. Une de mes amies ( T.R.) a qualifié pour la circonstance, ce titre de Duc d'Anjou créé par le Comte de Paris pour son neveu, de "titre de discourtoisie".



Demain se trouveront ici une ou deux considérations générales en rapport avec cette question.


Déjà, voici notre choix, déjà appliqué dans ces colonnes ou à l'extérieur, permettant d'éviter la confusion des personnes et des branches, tout en respectant les choix dont sont responsables les chefs de famille des maisons en situation de revendiquer l'héritage royal.


Le Prince Charles-Philippe d'Orléans, est qualifié par nous au pluriel avec son épouse, ainsi : le Duc et la Duchesse d'Anjou et de Cadaval, ou selon les cas n'est pas qualifié du tout, sinon comme Prince Charles-Philippe d'Orléans.


Le Prince Louis de Bourbon, fort de la position comme porteur de ce titre et sans contestation durant plus de cent ans, titre identifiant sa branche et par ailleurs et aussi, à la fois titre d'attente comme en utilisent ceux de sa branche, et titre dynastique de même la représentant et marquant son origine, est qualifié par nous Duc d'Anjou, ainsi que, selon les occasions, de Duc d'Anjou et de Bourbon.



A la fin du mois d'Août, le Prince Carlos de Bourbon, Prince de Plaisance et Duc de Madrid, épousera à Bruxelles Annemarie Gualtherie van Weezel. Nous évoquerons à nouveau sa branche prochainement.

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MOODY-BLUE 15/07/2010 03:50



Je voulais dire janvier, mais vous l'auriez rectifier vous même !



MOODY-BLUE 15/07/2010 03:47



Michel, merci de votre réponse, je connaissais la tradition (surement en perdition) du brassard noir le 21 décembre. Comme vous, je condamne le
régicide.



Flo-Avril 14/07/2010 10:54



Mon bon Michel, tu as encore fait de sérieuses recherches pour ton article


Merci de ton passage sur mon blog en mon absence


Amitiés, gros bisous, Flo



RN 1 14/07/2010 22:53



Bonsoir Flo !!!!!! Bon retour après les vacances, déjà finies !!!!!!


Très grandes bises



MOODY-BLUE 13/07/2010 23:30



Aujourd'hui, 13 juillet, vous auriez dû porter une cravate noire. Cette tradition existe-t-elle toujours ?



RN 1 14/07/2010 00:37



Je l'ignore, Moody !!!!!  Chez moi nous n'avons jamais prêté attention à ça, n'étant ni royalistes ni républicains. Le 14 Juillet n'a jamais rien représenté pour nous. Par contre, chez les
royalistes au sens large, et même au delà, la tradition était au brassard noir le jour du 21 Janvier. J'avais songé un temps à le porter... Je ne suis pas un nostalgique de l'Ancien-Régime, même
si je condamnne l'assassinat du Roi et de la Reine.


Bonne soirée, et très grandes bises !!!!!!