La chute de la Maison Giscard n'aura pas lieu

Publié le par RN 1 - 00 h 59 - ©Copyright Royauté-News2012

 

 

La chute de la Maison Giscard... n'aura pas lieu.

 

Le nom de l'ancien président a déjà été cité sur notre Site dont par ailleurs l'un des thèmes est celui d'évoquer les élites pour les remettre en question. A ces titres divers, il a sa place chez lui, et nous précisons que les idées et opinions ne sont pas concernées sur un site opposé au Système, et que celles, dans ce cas particulier, nous sont entièrement étrangères.

 

La réélection de Louis Giscard d'Estaing dimanche, en Auvergne, à son siège de député, est compromise. Elu en 2002 dans le fief familial, détenu jusqu'alors par son père, réélu en 2007, il se trouve aujourd'hui en position très défavorable vis-à-vis de la nouvelle majorité issue de l'élection présidentielle. Ce sera la première fois que l'un des membres de la famille sera difficilement reconduit à ce siège.

 

Jusqu'à présent, Louis Giscard d'Estaing a mené une carrière parlementaire dont la qualité repose notamment sur l'attention portée à la ruralité, une tradition familiale dans cette circonscription terrienne.

 

Détenteur de la mairie de la petite ville de Chamalières, dont son père fut le maire, il est aussi l'une des figures notables de l'ex-majorité française, dont cependant il n'a jamais été un des leaders, entre autres en raison d'un certain attentisme, et cette perte probable du fief électoral ne verra pas la fin de sa vie publique. Seulement sans doute, un contre-temps.

 

Le rôle politique actif des Giscard - outre la position, évidemment à part, de son père - reposait sur ce siège de député qui lui avait ouvert les portes d'une carrière distinguée de parlementaire à des postes influents, tel que celui de Vice-Président de la Commission des Finances - les finances, une spécialité Giscard - et celle de Vice-Président de l'Assemblée Nationale. Une position de très grand notable s'accordant à la personnalité de Louis Giscard d'Estaing qui, plutôt que suivre le destin hors pair de l'ancien président, préférait se couler dans la tradition familiale et la carrière qui fut celle de son grand-père maternel.

 

Quant au Président Giscard d'Estaing, on le retrouve dans son rôle personnel de sage - en dehors de celui de sage, nom attribué aux membres du Conseil Constitutionnel - celui d'observateur de l'actualité mondiale, celui de conseiller naturel de présidents, et de chroniqueur au Point. Entre autres, avec celui de grand surveillant des questions européennes.

 

Les membres de la famille Giscard d'Estaing et leurs parents proches appartiennent presque tous à la carrière internationale de la Finance ou à celle des affaires, dans lesquelles leur nom est à la fois respecté et considéré comme une garantie.

 

Les difficultés de cette réélection de Louis Giscard d'Estaing, et peut-être celles de beaucoup d'autres, proviennent en grande partie du redécoupage opéré par l'équipe sortante, par des faux frères de la même actuelle opposition, à laquelle tous appartiennent. Cela entraîne la réflexion suivante.

 

Une question plus générale devrait être posée : lorsque des règles sont choisies, le monde politique devrait s'y tenir. Le redécoupage fréquent des circonscriptions diverses (députés, ou autres) n'est pas sérieux, et trahit un refus de la règle.

 

La proposition de notre site pour 150 députés en France, dont la base serait acquise par l'élection d'un député par département, donc sur des circonscriptions fixes, permettrait, outre les avantages déjà exposés : limitation dans l'absolu du nombre de parlementaires, afin de faciliter la vie, le débat, et la compréhension publics, économie d'un coût considérable, et, la nécessité en ce temps de crise des déficits, de réaliser des économies drastiques pour des postes de dépense non indispensables, pour le moins; et cet avantage de ne plus se poser la question ni être à la merci du redécoupage électoral, qui falsifie démocratie, équité, lisibilité.

 

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TR 17/06/2012 16:54


Il a clairement un air de famille avec l'ancien président!


Quant à la tradition des finances, est-elle seulement familiale ou participe-t-elle de la réputation d'une région? Car il ne faut pas oublier, à gauche, l'ancien ministre des Finances, Michel
Charasse, membre du Conseil constitutionnel nommé par le dernier président. Lui aussi est auvergnat.


Cependant, Jacques Chirac, lui aussi ancien président auvergnat, n'a jamais été un financier.

RN 1 17/06/2012 16:58






 


(Replacé votre commentaire d'hier à 22 h 18, à 23 h 25 sans un certain nom..., mais avec une légère erreur, le revoici...)





C'est bien une tradition familiale, la Finance, chez les Giscard. Leurs parents, qui ne sont pas auvergnats, y ont fait carrière ou le
font.


Je ne crois pas que M. Chirac soit auvergnat car il est plutôt Limousin  élargi, et c'est aussi le cas du nouveau venu.


A ma connaissance, il n'y a eu d'auvergnat à de hauts postes, que Pompidou, Giscard, et aujourd'hui son fils, ainsi que Maurice Faure, l'ami personnel de
M. Mitterrand, et M. Charasse.


Bonsoir TR, et très grandes bises !