La démission de Benoît XVI annoncée pour le 28 Février

Publié le par Royal Infos - 15 h 19 RN 1 © Copyright Royauté-News 2013

 

 

A 13 h 57 RN 2 m'apprenait la démission du Pape, prévue le 28 Février. Un choc, bien sûr. Même si on s'en remet vite, on ne peut pas ne pas ressentir une émotion devant un tel événement de portée universelle.

 

 

"La presse italienne sous le choc", titre Paris-Match. Plus que cette démission elle-même, compréhensible puisque le Pape indique ne plus avoir les forces de diriger l'Eglise en raison de son âge ; mais l'événement sans précédent à l'échelle d'une civilisation : la civilisation chrétienne : ce sera la première fois qu'un Pape se démettra de sa charge. Seuls, certains antipapes avaient démissionné.

 

On ne peut pas ne pas penser à la célèbre Prophétie de Saint-Malachie. Certains articles de presse l'évoquent (Slate). Elle indique, de façon crédible, que le successeur de Benoît XVI serait le dernier Pape. Nous en reparlerons plus tard sans doute. Mais voici mon sentiment.

 

J'ai toujours entendu dire que cette prophétie, si elle se réalisait, concernerait l'actuel Pape, Benoît XVI. C'est-à-dire que le dernier, figurant dans la liste des Papes de cette Prophétie, placerait Benoît XVI comme le dernier Pape.

 

Mon hypothèse est que cette Prophétie ne "fonctionne" plus : si elle s'appliquait à Benoît XVI, comme on le disait. Les autres interprétations seraient, soit falsifiées (volontairement ou non ?) soit rapportées.

 

Mais d'autres indiquent qu'il s'agirait plutôt d'un Pape suivant... ou d'un autre encore, sans précision de délai ni du nombre de papes intermédiaires; pour prolonger sans doute le suspense et entretenir ainsi une instabilité morale, une angoisse devant des Temps déjà bien perturbés sans l'hypothèse contenue dans la Prophétie.

 

Une hypothèse est plausible : qu'il n'y ait pas de possibilité pour désigner un nouveau Pape. Dans ce cas, la Prophétie prendrait effet. Il faut dire que le cadre du monde, poudrière bien retardée depuis si longtemps, n'est ni plus ni moins qu'un cadre apocalyptique dans tous les domaines : risque environnemental, catastrophique situation  économique et impuissance assortie des dirigeants, conduite de presque tous les pays par des mafias obscures, extinction de la démocratie véritable, poussée multi-fronts de tous les comportements de dictature et de condamnation des libertés individuelles, et... la liste serait longue.

 

Ma lecture est celle que j'ai déjà évoquée à propos d'autre chose. Elle fait intervenir l'Histoire récente et en particulier Jean-Paul II. La suite des Temps aboutissait en logique  comme dans certaines prophéties, à une invasion russe, lorsque les SS 20 soviétiques pointaient en direction des pays d'Europe de l'Ouest. C'est la force d'un Pape polonais, soutenu par le Peuple Polonais dont les ouvriers avaient fait reculer le pouvoir, celle de la diplomatie de ce Pape, rejointe par certains acteurs du monde, comme François Mitterrand, qui a suscité la fin du régime soviétique et la fin du Bloc de l'Est.

 

Il s'agit de la possibilité pour l'homme, qui conserve toujours sa liberté, de modifier le cours des trajectoires apparentes. C'est là que réside l'espérance bien comprise du message chrétien : aucune Prophétie, aussi exacte soit-elle, n'existe sans pouvoir être contredite par les faits ni se voir supérieure à la volonté humaine. Car rien n'est écrit d'avance, sinon la Parole du Christ concernant les Temps futurs et son retour : mais on ne sait exactement comment se produira ce retour. Tout le reste, n'est que vent.

 

Agir est la première obligation du Chrétien. La prière, secondaire devant l'impérieuse nécessité d'agir, étant le mode privilégié de ceux qui ne disposent pas de moyens - physiques par exemple - d'agir *.

 

Conclusion capitale, la démission du Pape pourrait théoriquement entraîner un changement de perception de la charge, ou de son exercice. C'est un risque que, sans aucun doute, l'Eglise ne prendra pas. Cette barrière psychologique, maintenant enlevée, qui empêchait de concevoir qu'un Pape puisse démissionner, - je ne donnerai pas mon avis sur le principe de la démission des papes, j'apprécie seulement la possibilité chez les monarques (la Reine Béatrix) de démissionner, comme de ne pas démissionner - je considère que cela n'affecte en rien le caractère sacré de la charge. La démission des évêques (impensable autrefois et instaurée ces dernières décennies), demandée lorsqu'ils atteignent l'âge de 75 ans, s'apparente intimement à la démission technique d'un Pape. Celle-ci n'entraînera pas de blessure.

 

 

* (clin d'oeil en direction de certains presque-illuminés - bien que sincères et dignes de respect - qui ne voient pas qu'en soutenant des régimes peu recommandables durant des générations, la prière, utilisée comme une moulinette, ne risque pas vraiment de produire de l'effet... mais c'est un autre et assez vaste sujet).


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