Napoléon III : la guerre n'aura pas lieu

Publié le par RN 1 ©Copyright Royauté-News2010

Suite de l'article précédent à lire pour comprendre celui-ci

 

La question rebondit, mais avant, faisons suite à notre propos sur cette querelle faite à Victor Hugo et à Napoléon Ier, en France, sur fond d'intentions qui n'ont rien d'innocent.

 

Que l'autorité publique manifeste - comme à son habitude par menaces à demi-mot ou à mots entiers faussement amortis et pas du tout, par des justifications agressives, sur tous les sujets mais ceci n'est pas l'objet de cet article - pour défaire la place revenant à Napoléon dans l'enseignement de l'Histoire de France, est au premier abord assez peu discernable, à l'inverse du cas de Victor Hugo qui représente au 19° siècle la dénonciation de ce crime qui, sous le prétexte de progrès, déracina la population pour l'entasser en ville... etc. La description de l'industrialisation au 19° siècle et son analyse ne sont eux non plus au programme de cet article.

 

Pour Napoléon, donc, c'est assez curieux : à la comparaison peu instruite du génie-Empereur et du gesticulateur ignare, que nous avions dénoncée, avait répondu la faveur du public qui a besoin de s'identifier, ou d'identifier ses personnages publics, à quelque chose ou à quelqu'un, ou à lui-même. On comprend qu'on n'est pas sorti d'affaire. Mais le seul personnage dont on pouvait faire une comparaison, valant ce qu'elle vaut, même pour rire, et encore de très loin, avec l'Occupant, était justement Napoléon. Mais Napoléon n'a pas ou n'a plus la faveur de ceux qui se mêlent d'imposer au public ce qu'il doit lire, apprendre, écrire et penser, qui menacent la Presse, et ont installé des moeurs de gens de corde au somment de l'état, dans le bouge gouvernemental, et dans tous les lieux hasardeux de la vie officielle.

 

Ceci étant, un nouvel épisode venait de voir le jour récemment, juste avant la publication de notre premier article. Simultanément au passage à la trappe de Napoléon et de Louis XIV dans les programmes scolaires, un autre mouvement prétendait "réhabiliter Napoléon III". Or, Napoléon III n'a pas besoin d'être réhabilté, car il n'a jamais été mis au ban, (même si certains pensent qu'il subit une désaffection) et qui songerait à l'utiliser par ces artifices d'énergumène commercial nous trouverait en travers.   

 

Et d'une manière générale, les personnels publics n'ont ni mission ni autorisation - quant à l'autorité intellectuelle, n'y songeons même pas... - pour décréter ce qui a valeur d'Histoire, ou gommer ce qui lui appartient. Mais on comprend que leur incapacité à écrire l'Histoire sinon comme épouvantails sur la liste des catastrophes, les rende sans doute (un peu plus) enragés.

 

Le personnel entretenu aux frais de l'état et aux dépens de notre patience a été commis pour travailler. Non pour effectuer des remarques sur l'Histoire de France, sermoner des évêques, comme un l'a fait cette semaine, ni pour déblatérer. Que les députés et autre bétail politique s'occupent désormais de travailler ou de boucler leur valise. 

 

Nous sommes dans le sport qui consiste à détourner l'attention des préoccupations vitales, essayant de faire événement de quelque cas de figure de l'Histoire, d'en faire exemple, d'en ameuter le Peuple. Aux grand maux, les grandes paroles. C'est du même gabarit que l'invocation des Grands héros pour rompre la famine durant l'ère Soviétique. Sauf que, le monde actuel n'est qu'une immense guerre, non une volière d'étudiants de Philo.

 

L'un des proches amis du Fâcheux s'est donc mis en frais d'un ouvrage sur Napoléon III. S'agissant de revoir les ambitions à la baisse, et de délaisser l'Empereur pour trouver sans doute, en son neveu l'homme de synthèse qu'il fut effectivement, ainsi que selon nous, avec Charlemagne et de Gaulle, le plus grand et bénéfique chef d'état. 

 

 

Mais le tout dernier épisode de cette agitation est celui qui voit un opposant venir s'emparer, lui aussi, mais dans l'autres sens de Napoléon III. Puisque d'autres en ont dit du bien, lui l'associe au pire. Messieurs les préposés au désastre organisé, votre travail n'est pas jouter au sujet de Napoléon III, mais de travailler, en silence et en ayant la décence de vous taire, laissant les historiens faire oeuvre,  et respectant l'Histoire lorsque, comme c'est le cas, elle a tranché. Votre avis public sur la question ne saurait de toutes les façons être autre chose qu'une inutile et vaine agacerie.


Napoléon III n'a pas à être réhabilité. Sa nature est intacte. Sa marque est de celles qui durent. Sa mémoire n'a rien à faire des apparences d'une époque infidèle, perdue, mise à vendre. Elle est, au-dessus des calculs des récupérateurs quels qu'ils soient.


à suivre.

Publié dans Culture et Patrimoine

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philippe 02/07/2011 16:29



Savoureuse mise au point, avec une ironie non dépourvue de tact et délégance, comme il convient d'en user ici. Bravo à vous ! Vous êtes assurément un homme de plume, acérée et bien trempée. Ma
seule objection serait votre appréciation concernant "le colonel de Londres", comme il fut un temps qualifié. Mais ce détail, regrettable certes, ne saurait invalider l'excellence de votre
propos.



RN 1 07/07/2011 23:41



 


Merci pour votre commentaire.


Pour celui dont vous parlez, je déplore les incompréhensions vives de l'Histoire, facteur de dispersion de tous ceux qui pourtant partagent un idéal
commun. Ici et sur le site, ces évocations sont concentrées sur le personnage de l'Histoire pendant la guerre, et ne s'arrêtent pas à son exercice ultérieur, qui déborderait du
cadre.