Le Carlisme, parti de l'Honneur

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Cet article est déposé en hommage solennel au Prince Charles Hugues de Bourbon-Parme.

 

J'emprunte au site ami Royal Artillerie un article de Février 2005, qui évoque de manière particulièrement sensible et saisissante le sentiment Carliste, sous la plume d'un écrivain français dont je ne partage pas les engagements ultérieurs, mais dont le talent brossait magistralement en 1936 l'esprit du Carlisme, un mois avant la disparition d'Alfonso Carlos, dernier représentant de la branche historique de Bourbon-Madrid.

 

La maison royale des Ducs de Parme, dont le Chef, Carlos Hugo, vient de s'éteindre, était devenue en 1936 la dépositaire de cette branche et de la Tradition Carliste (notre Page Bourbon-Parme)


 

 

"Le parti de l'Honneur


 

"On vous a demandé, ma chère Angèle, ce que c'était que ce Carlisme dont on parle tant à propos des événements d'Espagne. ( ... ) vous m'interrogez à ce sujet.

 

Pour vous, comme pour beaucoup d'aimables Françaises, tout votre savoir sur ce point vient de Pour Don Carlos qui est un fort agréable roman de M. Pierre Benoît, et que j'ai vu au cinéma muet il y  a déjà longtemps. Vous confondez un  peu Allegria Detchart et la Passionaria dont vous parle le Populaire, et vous vous demandez si tous les Carlistes sont semblables à l'excellent sous-préfet du pays-basque.

 

Mais quand j'ai demandé pour vous ce que c'était que le Carlisme, l'Espagnol auquel je m'adressais est devenu grave et m'a répondu : "C'est le parti de l'honneur."

 

Je trouve le mot assez beau et très espagnol; de cette Espagne attirante où la France, depuis tant de siècles, du Cid à Hernani et au Soulier de Satin, est allée chercher les images du risque, de la jeunesse, de la confiance et de la parole donnée, même si, ce faisant, elle se trompait dans l'expression. Je ne suis peut-être pas un très grand clerc en matière de Carlisme, et je ne pourrais rendre des points à M. Pierre Benoît. Mais j'essaierai de vous renseigner.

 

Je n'ai pas besoin, ma chère Angèle, de vous rappeler comment est né le mouvement : en 1833, le roi Ferdinand VII abrogea la loi salique, afin de laisser le trône à sa fille Isabelle. Son frère don Carlos se souleva, fut proclamé roi sous le nom de Charles V et soutint durant des années une guerre sanglante.

 

En 1860, son fils reprit la lutte. Enfin, en 1872, le neveu de ce dernier fit naître la dernière grande guerre carliste, qui dura quatre ans. L'an passé, le dernier descendant de Don Carlos, Don Jaime, chef de la maison de Bourbon, est mort. Ses droits ont passé à son oncle, un vieillard de 82 ans, sans héritier direct.

 

Après lui, les partisans carlistes se rangeront probablement dans les rangs des "alphonsistes", Alphonse XIII, descendant d'Isabelle, étant l'héritier de la dynastie. Il est peu probable qu'ils aillent chercher un Bourbon-Parme, et d'ailleurs, le mari d'Isabelle était aussi un Bourbon. Vous voyez que, raisonnablement et logiquement, le Carlisme est un parti sans avenir.

 

Mais vous avouerais-je que ce qui me touche plus que tout dans ce mouvement si parfaitement espagnol, c'est son apparente inutilité ? Pour un vieillard de 82 ans, des provinces s'enflamment, et elles ont trouvé un chef, ce Falconde héroïque dont toute la Navarre s'émeut. C'est que le Carlisme n'est pas une doctrine de politiciens : c'est une doctrine de fidélité. Le principe dynastique est irréfutable, et tant que le dernier descendant de Don Carlos sera vivant, l'honneur commande de le suivre.       ...  "

 

 

 

         la suite à lire sur Royal Artillerie.

 

 

 

 

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