Le Temps suspendu

Publié le par RN 1 ©Copyright Royauté-News2012

 

 

Depuis hier, pour ceux qui vivent sur l'Hexagone, le temps est redevenu rare. Une nouvelle douceur s'y exalte, dans ce Printemps qui prend ses aises pour s'installer enfin.

 

Une tranquillité est palpable. L'énorme moteur de la campagne médiatique s'est ralenti enfin. Malgré le vide exemplaire des idées, qui ne l'ont pas affleurée, cette campagne, oppressante pourtant, s'est presque tue.

 

Toute l'Europe - celle qui s'efforce, qui lutte contre la globalisation européenne inutile sauf pour brider les économies - regardera avec un intérêt très grand le tour de manivelle en train de s'effectuer dans l'actualité française.

 

Nous émettons le voeu, devant les marguerites à éclore bientôt, et toutes les fleurs printanières déjà écloses, qu'un air pur descendra enfin sur le vieux pays.

 

Prenons le temps de savourer encore l'apparente quiétude, la sérénité un instant suspendues. Les lois naturelles, dehors, ne sont pas encore interrompues, on n'a pas encore greffé un ordinateur sur le mouvement naturel du monde (mais ça ne va pas tarder et c'est depuis longtemps prévu).

 

Mais nous aimerions nous balancer encore, indéfiniment, dans une atmosphère si rare et qui devrait être le naturel. Croire à un monde dans lequel tout existerait sauf, les fâcheux qui prétendent peser sur la vie.

 

L'espoir serait de nous en débarrasser complètement. Mais pour croire aux fleurs, il va falloir passer par une phase d'invariable détermination et souquer ferme.

 

Cette campagne oppressante a tourné autour de l'axe essentiel des sociétés d'aujourd'hui : l'invective, la mise en ronde des scénarios ultimes, le blizz mental sifflé sur les valeurs les plus ordinaires par effarement des repères communs comme par l'effet d'un brouillard black-outant les ondes, la lecture d'un script invariable établi par les médias. Ils sont les grands vainqueurs de ces dernières semaines.

 

Or, le retour à la santé publique sera long. Mais la nécessité est impérative d'écarter ceux qui ont kidnapé le pays, sans se prendre à des idées du type : "les autres ne feront pas mieux..." Ce n'est pas le problème ! Pire danger, que ce faux raisonnement ! Si le système est sclérosé, la sagacité du Peuple doit demeurer intacte ! Soudaine, vivace, inattendue. C'est cela que voudraient prévenir les soldats du Système zombique, eux-mêmes zombies, avec par exemple leurs arsenaux de cartes à puces, leurs délires futuristes déjà en vente et souscrits par les victimes, et autres méphistophélesques traquenards qui attirent les insectes.

 

Il n'existe évidemment pas de démocratie en France. Ni de près, ni de loin. Mais que le jeu qui en tient place soit enfin plus clair dans son déroulement. Ceux qui ont échoué, qu'ils s'en aillent ! Comme à la télé. Bling-Bling !!! Au mérite !!!!

 

Au pays des beaufs, aurait-on crû que l'on en arriverait à cela ? A un certain stade, il ne s'agit plus de caricature. Et d'ailleurs, le cercle s'est rejoint. La théâtralité morbide a pris les commandes réelles d'un temps qui se décompte implacablement en tragiques secondes. Nous sommes, heureusement d'une certaine façon, dans des temps du Kitsch, qui préludent à l'étalement final.

 

C'est un principe en soi, en finir avec la pire dictature qui soit : la dictature française. Et elle est infiniment plus violente que toutes celles auxquelles on pense, même si, hébétée, perfusée, l'opinion n'en sait rien. Peu importe de savoir si la totalité des mesures de l'arsenal anti-Liberté sont partagées par les impétrants. Il faut défaire cet ennemi-ci, qui est en place, en attendant de défaire tous les autres, qui effectueront à leur tour les mêmes choix auxquels ils ont collaboré et qu'ils n'ont jamais dénoncé.

 

Donc bien peu importe, qui défera l'actuelle équipe en place, et lui signera un congé, si possible sans solde. Le mouvement seul, prioritaire, vital, et l'on avisera ensuite. L'école de la responsabilité, lorsque les choix ne sont pas variés, n'autorisent pas de fausses préventions contre le mouvement, et les postures de fausse sécurité ne sont pas compatibles avec la responsabilité. De l'air, du vent ! Du frais d'abord, sinon les armes !

 

Comment souhaiterait-on à un pays, serait-il un imaginaire parc d'attractions... - et c'est à peu près la situation française, pourtant, et la France est la seule qui l'ignore - être dirigé ainsi ? Il ne s'agit pas d'une équipe, pas encore moins d'un homme, lequel n'a jamais aperçu grand-chose, lui qui n'aura eu d'autre destin qu'être le Mickaël Vendetta de la politique. Mais c'est le fait d'une masse nombreuse d'inutiles, de ces pseudo-élites, qui imaginent qu'on leur doit quelque chose, agrégées autour des bénéfices encore à ponctionner, comme des chancres. Ils ont pour langage celui de la face la plus terne et la plus sombre du pays, dont ils sont l'illustration et les idées. Mais malgré leur inefficience, ils sont les fidèles jurés, voués, du Système mondialisé et de son idéologie. En cela, le changement d'équipe pour une autre, identique, cependant n'est pas sans incidence. Tout mouvement, tout gain de temps, toute rupture de rythme, toute potentielle opposition d'intérêts à surgir entre tous les acteurs différents d'une même idéologie, sont des bouées indispensables, sont à espérer et à susciter. C'est cela, la guerre.

 

D'autres, qui eux appartenant aux forces vives et saines du pays, et qui croient être des héros ordinaires, et ils le sont, emplis de qualités et de générosité, car ils créent des emplois (ceux qui les créent réellement), doivent être détrompés. Un pays déjà en train de chuter dans le gouffre n'a pas, n'a plus besoin de cela et au contraire, c'est dangereux car il empêche de se retenir quand on chute. Mais seulement, d'abord, besoin d'institutions et de projet. Briquer une carrosserie sans moteur, est la tromperie ultime que cherchent à entretenir les élites, car cela les sert.

 

Par une extinction de l'intelligence des pseudo-élites, commencée il y a bien longtemps, le pays est à la dérive, et de ce fait, sans tête, sans cadres, sans exemples, sans éléments moteurs, il ne peut être qu'abandonné aux lobbies affairistes qui détiennent par ailleurs la presse. Ce qui empêche toute économie saine, toute diplomatie, toute limitation des périmètres de défense, tout projet.

 

La question sera, pour la population, de ne plus se laisser prendre à ces slogans qui cherchent à atteindre, non l'intelligence, mais des réflexes : travail, effort, France forte, et autres sonneries à tuer, et qui ne sont que d'insupportables blasphèmes dans la bouche de cette Nomenklatura sordide.

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Kimcat 22/04/2012 19:51


Coucou félin du dimanche soir Michel


Pour te dire que je vais revenir pour lire tes derniers articles


je suis en retard !


Des bisous


Béa kimcat