Murakami, Versailles et Bourbon-Parme

Publié le par RN 1 ©Copyright Royauté-News2010

Que Murakami exerce son art, est entièrement légitime. Certains disent qu'il n'est pas représentatif de l'art véritable des mangas, beaucoup suggèrent qu'il fait partie de ces artistes ayant la cote dans un certain milieu, peu importe.

 

Je trouve, pour le peu que j'en ai vu, ses créations plutôt jolies,  et même, allons plus loin : leur juxtaposition avec le décor de Versailles donne un résultat plutôt réussi pour la curiosité de l'oeil.

 

Mais voilà : le chateau de Versailles est un musée, non un lieu d'exposition [On se demande d'ailleurs ce que viennent faire des mangas à Versailles]. Il n'est pas non plus un lieu de faire-valoir pour les artistes contemporains à la mode, dans un certain milieu ou pas. Surtout quand de nombreux artistes français sont ignorés et laissés pour compte.

 

Pour ces raisons-là, je trouve fondée l'action de référé lancée par le Prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme.

 

Il est naturel que des Princes de Bourbon-Parme non seulement aient leur mot à dire, mais encore le disent, dans ce qui regarde le patrimoine royal français, qui les regarde, et car il n'est ni plus ni moins que le leur.

 

Il est facile de comprendre que la préférence donnée à tel artiste, plutôt qu'à tel autre, dans un lieu ouvert à tous, crée un déséquilibre, pour ne pas dire plus, et ouvre la voie aux préférences, aux incompréhensions. Et en tous les cas que le phénomène du happening a sa place dans une galerie d'exposition d'art contemporain, mais est déplacé là-bas.

 

L'action entreprise par Sixte-Henri doit être soutenue, car elle est légitime. On n'est pas obligé de le suivre sur d'autres positions qu'il défend, et je ne le fais pas, comme je ne reconnais pas sa position dynastique, qui est une toute autre chose. J'espère aussi qu'il ne fera pas obstacle au mouvement naturel de réunion auquel j'ai appelé récemment, entre les deux familles de pensée représentées par les Princes de Parme. Mais c'est une autre question et nous en reparlerons !

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