Révolution : Les Français n'ont pas assassiné leur roi

Publié le par RN 1 ©Copyright Royauté-News2011

L'une des conséquences du 21 Janvier 1793, a pesé et pèse encore, dans la conscience collective française, comme un complexe lourd et sans doute, le sentiment non avoué d'une faute ineffaçable. 

 

Depuis quelques années, les regards ont changé sur la période révolutionnaire, qu'auparavant on  acceptait ou rejetait en bloc et sans détail. Beaucoup, en dehors du royalisme, y compris parmi les hommes publics, reconnaissent aujourd'hui les torts et les crimes perpétrés au cours d'une Révolution qui a mal tourné. On sait aujourd'hui faire la part de tout cela.

 

Je voudrais dire aux Français qu'ils ne doivent pas, lorsque c'est le cas,  se penser collectivement coupables de cette mort du roi et de la reine. En effet, certains, parmi les révolutionnaires, ont voulu cette mort, pas tous forcément par haine mais parce qu'ils pensaient impossible que les bouleversements déclenchés par la Révolution ne soient pas remis en cause tant que vivrait le roi.

 

Mais surtout, le Peuple, lui, ne voulait pas cette mort. Nul tumulte, nul cri de joie, lorsque la lame est tombée. La foule est demeurée silencieuse. Quelque chose d'indicible, de non représentable, survenait, un fatal destin.

 

Elle ne doit plus aujourd'hui se croire liée par un enchaînement irrésistible de l'Histoire. Elle doit s'affranchir, regarder en arrière. Les Français doivent se débarrasser du poids  de ce qui fut la faute de quelques-uns qui avaient leurs motivations, et désormais aller d'avant.

 

La France est une continuité vivante, représentée à divers moments de son Histoire par ceux qui l'ont écrite. Cette Histoire n'est pas la propriété de quelques-uns, ni d'une faction.

 

L'Histoire, qu'elle soit de France ou d'ailleurs, est une longue marche vers des temps qu'il nous appartient de maîtriser.

 

Elle est encore à inventer. Elle est encore dans son temps jeune. Espérons qu'elle saura se laisser discerner ainsi, au fil des heures qui viendront.

 

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