Salles de drogue

Publié le par RN 1 ©Copyright Royauté-News

Il se discute (en vase clos) en ce moment et depuis quelques jours en France, la question de l'ouverture en tant que projet expérimental [ prélude obligé à une institutionalisation massive... ] de salles médicalisées destinées aux drogués dépendants.

 

Le sujet est à la fois d'envergure, et grave. Royauté-News ne pouvait laisser cet important sujet de société dans le silence. Je vais donner à cette occasion mon avis personnel sur les drogues, ainsi que sur l'ouverture de ces salles.

 

En principe, je serais favorable en temps normal à une telle ouverture ordinaire.

 

Voici les arguments généralement donnés par les défenseurs de la libéralisation des drogues. En "pour", l'argument de sortir les drogues du contexte criminel, qu'engrendre la vente par des réseaux mafieux. Pour la santé, le bénéfice d'éliminer les risques de la prise isolée, en cas de surdose par exemple.

 

Cela pose une question majeure : doit-il en être décidé en vase clos, à partir des raisons obscures des politiciens ?

 

Ce qui nous guette, c'est aussi la banalisation. C'est cela, le côté obscur de la question !

 

Des politiques l'incapacité a conduit à ce que jamais de la drogue n'a été le problème résolu. D'une part, et de l'autre, que le public ne sait toujours pas bien faire une distinction importante : certaines drogues non dures (cannabis...= sont une véritable catastrophe, non seulement sur le plan de la santé (produits de substitution) mais aussi social !

 

Tandis que, prises avec des précautions qui ne s'obtiennent que dans des conditions "saines" (exemple : les bourgeois adultes, qui ne se "cament" pas dans des cages d'escalier sordides...) il n'y a pas pratiquement pas de danger surtout si on y ajoute une surveillance médicale. 

 

D'après les défenseurs de la libéralisation des drogues, la fin de leur interdiction ferait cesser les trafics, d'une part, et de l'autre, n'aurait que des avantages : baisse de la délinquance par exemple.

 

Je discutais de ceci l'autre jour avec mon amie et collaboratrice de ce site, RN 2.

 

RN 2 : - "Ceux qui peuvent "se droguer dans de bonnes conditions" cultivent généralement leur plant (ou leurs plants). Il existe des armoires spécialisées. Quant aux effets du cannabis sur le cerveau, je crois qu'ils sont largement démontrés." dit-elle.

 

- C'est pour ça que je pense que l'herbe a des conséquences sociales ! Ce qui n'est pas le cas de drogues dites dures, mais qui ne sont pas reliées à un phénomène contestataire ou idéologique. Sachant que le LSD doit être proscrit...( comme toutes les drogues de cette catégorie), lui répondis-je.

 

Partisan d'une liberté entière, mais ceci n'a rien à voir, je suis relativement défavorable à "l'Herbe", même cultivée "sainement", et pour cette raison, et donc par opposition, plutôt favorable aux drogues dures classiques (sauf le LSD et drogues de même catégorie), dès lors qu'un minimum de précautions seraient prises. Ce qui ne doit pas empêcher la lutte contre le prosélytisme ! Il faut bien entendu lutter contre l'incitation, mais ce ne sera possible que lorsque la tendance conservatrice cessera d'appliquer (contre elle-même) le programme de la tendance progressiste. 

 

- Individuellement, la plupart des drogués bénéficierait de salles bien conçues, mais collectivement, quel serait l'effet de telles salles ? me dit-elle.


- Oui, voilà ! L'impact sur la société, et d'autres enjeux qui sont derrière, me font hésiter à  donner une avis favorable à ces salles, répondis-je.

 

- En fait, je pense que ce peut être bon (les salles) s'il y a une réelle proposition de soins, et pas seulement en matière de désintoxication : pourquoi voudriez- vous que quelqu'un qui se sent extrêmement mal ait envie d'arrêter?  

 

Mais dans l'actuel contexte de société, compte-tenu des données qui font intérférer notamment les intentions actives des pouvoirs publics vers un enfermement de la population dans des pratiques prédéfinies, ceci sortant absolument du champ autorisé de l'intervention publique ( mais celle-ci ne demande pas son avis aux intéressés; il faudra donc que les intéressés leur imposent de le savoir), je suis défavorable par précaution à l'ouverture de ces salles. Divers risques majeurs s'attachent en ce moment à tous les choix de société. L'intérêt des laboratoires, qui sont un des acteurs majeurs de la réorientation actuelle de l'ensemble des moeurs et pratiques de la société, est une donnée intervenante, particulièrement forte, parmi d'autres.

 

Nous attendrons donc, en réclamant cependant une attention pratique réelle avec accompagnement social aux drogués dépendants. 

 

 

 

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mamalilou 10/09/2010 21:34



affaire à suivre, on sait bien quelles dérives peuvent en découler dans le contexte hyper policé de résolution de problèmes par la répression.... il ne faut pas que ça serve la répression ...
(surveiller les consommateurs dans leurs achats, leurs façon d'accéder à l'argent nécessaire pour se procurer de quoi consommer, etc...) c'est aussi le risque... imposer des traitements qui sont
à l'essai, ou donner des placébo pour servir les études... ces choses-là se sont déjà vues, je reste circonspecte...


belle soirée à toi



cerisette 10/09/2010 12:13



alors là je suis vraiment de ton avis , en ce moment je suis surbookée , je retourne pour 3 semaines en bretagne avec des amis et je n'ai pas beaucoup de temps pour moi


bisous



christel 10/09/2010 11:35



il y a de quoi débattre effectivement ... bises du jour, christel