Un scénario extraordinaire pour l'élection du prochain Pape

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Les commentaires vont bon train sur les raisons qui auraient pesé sur le départ de Benoît XVI et les démentis catégoriques ne sont ni très crédibles ni très adaptés. Nous en reparlerons ces jours-ci.

 

Il ne s'agit pas d'un éventuel lobby gay au sein du Vatican, qui doit être considéré. D'abord, les lobbies sont nombreux au sein de l'Eglise, à commencer par les groupes (très) conservateurs et les groupes (trop) réformateurs. La difficulté de diriger le vaisseau complexe et immense a déjà été évoquée bien avant. Si une pression s'est fait jour, de plus en plus forte, ces dernières années, c'est celle des ultras du camp réformateur, qui déjà, sous Jean-Paul II, manifestaient pour le moins leurs réticences.

 

Il faut évidemment reporter cette hypothèse du lobby gay à la situation générale actuelle de l'Eglise dans le Monde. S'il existe une pression, c'est bien celle de voix provenues de la haute hiérarchie de l'Eglise, qui ont prononcé des aberrations - plus graves à mon sens que les affaires pédophiles, dramatiques, mais en quelque sorte accidentelles, et qui finalement n'existent qu'en raison d'une discipline interne, d'une procédure de comportement, qui n'en finissent pas de se chercher, malgré de considérables avancées.

 

Le mariage des prêtres, par exemple, est de celles-là. Les défis de l'Eglise aujourd'hui devant les nombreux lobbies médiatico-idéologiques coalisés, pour faire admettre des aberrations dans les institutions de l'Eglise, sont du même ordre. Il faut cependant se contraindre à demeurer serein car, en vingt siècles, ce genre d'aventure n'est pas nouveau.

 

Pour regarder vers la figure qui va ressortir de la prochaine élection papale, il est un schéma qu'on ne peut écarter, même s'il appartient à une pure théorie.

 

Le Pape est fatigué, bien sûr. Mais on pourrait imaginer que ce schéma a pu exister : le Pape aurait alors demandé aux responsables les plus influents de l'Eglise de lui assurer dorénavant les moyens de sa charge, en éliminant les blocages, nombreux au sein de l'administration de l'Eglise... et en mettant plus correctement en relief sa propre parole - parfois compromise, ceci est mon sentiment personnel -, par des services de communication qui laissent avant tout à désirer et ce, depuis l'arrivée de Benoît XVI. Cette vision, ce schéma qui aurait été vraisemblable, pourraient fonder et expliquer - toujours hypothétiquement - le scénario suivant.

 

Le scénario, possible et extraordinaire, serait que le Pape Benoît XVI soit réélu. Pour cela, il faudrait, soit que les votants choisissent de ne pas suivre l'aspiration mesurée de Benoît XVI à se retirer, justifiée par son âge et par l'état général de ses capacités auquel il a fait référence dans son discours du 11 Février - mais alors ce serait peu délicat de la part des cardinaux et peu vraisemblable aussi -, soit que le scrutin n'aboutirait à aucune satisfaction, à aucune majorité, et donc à une impossibilté d'élire un nouveau Pape.

 

Alors, si ce scénario se produisait, et devant la situation qui impose quasiment de choisir un Pape bénéficiant d'une espérance de longévité dans la charge, car après un pontificat de durée moyenne comme celui qui s'achève, on ne pourrait vraiment choisir un candidat de transition comme parfois cela peut être le cas, après un Pape qui l'a occupée longtemps ; et de choisir un élu, extrêmement au fait des réalités et des difficultés immenses de cette charge - la solution, comme parfois au Moyen-Age, de choisir un clerc modeste assurant la transition, n'étant pas sérieusement envisageable. Il resterait alors, extraordinaire, la solution pour le Conclave de désigner, d'élire à nouveau Benoît XVI.

 

 

 

Ces jours-ci il y aurait vraisemblablement quelques autres articles d'analyse sur l'actualité de Benoît XVI et sur les événements à venir, l'élection du prochain Pape.

 

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