Mardi 16 octobre 2007

Article Invasion de l'Irlande, précisions :

C'est le Dr Jérôme aan de Wiel (Université de Reims/University College, Cork) qui est l'auteur de la conférence que l'on ma rapportée. Son titre était "Le Deuxième Bureau et les républicains irlandais, 1900-1905, contacts, invasion, et déception". Lors du même colloque, tenu les 6 et 7 Septembre à Vincennes, Janick Julienne, Professeur à Paris VII, a donné une conférence sur ce thème complémentaire : "L'engagement des Irlandais dans le conflit franco-prussien : espoirs et déceptions". Tandis que pour sa part, Patrick Clarke de Dromantin, entre autres le spécialiste des familles irlandaises installées en France, évoquait les régiments irlandais engagés dans la Guerre d'indépendance américaine aux côtés de La Fayette.

La Fayette sera évoqué prochainement sur Royauté-News.

Maison Royale d'Angleterre

On me fait aimablement remarquer ceci à propos de ce même article que la maison royale anglaise était devenue Saxe-Cobourg (l'époux de la reine Victoria étant le prince de Saxe-Cobourg-Gotha). Cette remarque est tout-à-fait exacte. Précisons ceci : la décision de 1917 a révoqué les noms allemands de la maison royale anglaise, supprimant la mention de maison de Saxe-Cobourg-Gotha comme nom de famille, et adoptant pour la dynastie le nom de Windsor.

De la même façon, celui de Mountbatten sera la version anglaise qui sera donnée au nom de Battenberg. 

Sans entrer plus avant dans les détails nous aborderons bientôt plus abondamment ces questions.

Puisque nous sommes dans les précisions, dans l'article La Maison de Parme, il est question du décret royal qui transfère en 1936 à François-Xavier de Bourbon Parme, Chef de la Maison Royale de Parme l'héritage du Carlisme.   

Il s'agit bien entendu d'un décret d'Alphonse Charles de Bourbon, le dernier survivant de la branche historique de Bourbon Madrid, qui pour les espagnols fidèles au principe de la succession carliste était le roi légitime, désigné sous le nom d'Alfonso Carlos 1er.  

par Michel Thomas de La Garde publié dans : questions d'Histoire
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Jeudi 4 octobre 2007
Une rectification et quelques précisions pour le sujet Invasion de l'Irlande récemment paru sur Royauté-News.

Tout d'abord, l'auteur des conférences sur ce sujet n'est pas Patrick Clarke de Dromantin, historien bien connu des Irlandais en France, qui participait à ce colloque tenu du 6 au 8 Septembre à Vincennes, intitulé "Journées d'études Franco-Irlandaises" et organisé par le Service Historique des Armées.

L'ami qui était présent à ce colloque va rechercher le nom de ce conférencier, qui est Français et enseigne à l'Université de Cork, et me le communiquera. Mais voici quelques éléments qui permettront de mieux saisir la situation évoquée l'autre jour.

On suppose - sans en avoir la certitude - que les services secrets britanniques, qui comme je l'ai laissé entendre l'autre jour découvrirent des  indices  d'un mouvement de révolte irlandais, avaient infiltré le réseau républicain irlandais de New-York. Ce qui facilita la volte-face anglaise de l'Entente Cordiale, elle même heureusement facilitée par les dispositions francophiles du roi Edouard VII.

Car auparavant, l'Angleterre conservait avec le monde saxon et l'Allemagne en particulier des rapports excellents. Or les républicains Irlandais, opposés à la domination anglaise sur l'Irlande, après avoir tenté en vain d'obtenir un soutien officiel de la France, l'amie naturelle de l'Irlande, s'étaient tournés vers l'Allemagne, "l'ennemi héréditaire" de la France.  De hauts fonctionnaires britanniques, irlandais d'origine, comme Roger Casement, ou Childers, qui sera plus tard exécuté pendant la guerre civile et dont le fils sera un jour président de l'Irlande, avaient négocié avant la première Guerre Mondiale avec l'Allemagne, qui facilitera le transport d'armes en Irlande au moment du soulèvement de 1916. Objectivement, la question irlandaise était au coeur des raisons qui déterminaient l'attitude anglaise dans le conflit franco-allemand pressenti, puis éclantant en 1914.

Ajoutons qu'au moment de la guerre, la dynastie anglaise, originaire d'Allemagne, change son nom de Hanovre en celui de Windsor, rompant ainsi les liens symboliques qui la rattachaient encore au monde germanique.

Lors du soulèvement Irlandais de 1916, il sera offert aux militaires des régiments irlandais de l'armée britannique faits prisonniers en Allemagne, de retourner en Grande-Bretagne combattre les Anglais...


A suivre, des articles futurs sur l'histoire et l'amitié franco-irlandaise...
par Michel Thomas de La Garde publié dans : questions d'Histoire
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Vendredi 14 septembre 2007

Les universitaires ou chercheurs passant par là voudront bien attendre la publication des actes du colloque qui vient de se tenir à Vincennes, sous l'égide du Ministère de la Défense,où il fut question de l'Irlande et spécialement des questions relatives aux Irlandais en France.

 

Ce qui s'est dit n'est pas secret, et comme je n'y étais pas, voici ce que m'a transmis un ami, d'une des conférences données par l'historien Patrick Clarke de Dromantin.

 

Au début du XX° Siècle, à la suite de difficultés rencontrées avec la Grande-Bretagne dans les questions africaines, par exemple au Soudan, l'Angleterre n'était pas bien vue et l'accueil réservé au roi Edouard VII lors de sa visite à Paris ne fut pas très bon au début.

 

Très vite, pendant cette visite, ce roi francophile, qui avait passé une partie de sa jeunesse à Paris, conquiert les coeurs français. C'est un succès et le début de l'Entente Cordiale.

 

A cette époque, les nationalistes irlandais entretenaient des contacts étroits avec les Français non seulement en raison de leurs grandes attaches en France, dont il sera question plusieurs fois ici sur Royauté-News, mais aussi en raison des rapports tendus, depuis Fachoda, entre la France et l'Angleterre.


L'affaire est sérieuse, à tel point que l'attaché militaire à Londres met en place une commission, secrète évidemment, chargée d'étudier sur place, en Irlande, les possibilités d'invasion par la France.


L'une des forces de la Grande-Bretagne a toujours été la qualité de ses services de renseignement. Un livre qui vient de sortir (voir bientôt sur Bibliothèque de Royauté-News) raconte précisément la capture, pendant la seconde Guerre Mondiale, de la totalité des plans allemands par les services britanniques. Ce qui a permis bien sûr de faciliter l'avance des opérations alliées jusqu'à la victoire.


Mais le projet d'installation de la France en Irlande n'en demeure pas là puisque la Russie est intéressée à la question. Elle a offert de financer le transport de quinze mille volontaires en Irlande depuis les Etats-Unis...


La Grande-Bretagne à cette époque est encore arrimée à l'alliance allemande, qu'elle finira par quitter au moment du premier conflit mondial.

Dossier à suivre...


Royauté-News passe en V2 !   Il n'y a aura donc vraisemblablement pas de nouvel article d'ici la fin de la semaine ! 
par Michel Thomas de La Garde publié dans : questions d'Histoire
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Vendredi 27 juillet 2007
Les abondantes, et assez malvenues comparaisons entre un certain nouveau président élu en France et Napoléon, depuis que, sortant du trait humoristique ou caricatural qui revenait tant, elles tentent d'établir des angles de ressemblance dans le style de l'un ou de l'autre des Napoléon, concernent Royauté-News d'abord parce que ces improvisations journalistiques  sont une manière insultante à l'Histoire, et ensuite parce que le Premier et le Second Empire Français font partie du cadre naturel de ce site.

Ces prétendus points communs entre l'actuel système et les pages et personnages anciens et glorieux de l'Histoire ne sont que des comparaisons grotesques. Elles ne peuvent exister que dans une époque dont l'occupation est de gonfler ce qui est inutile, en feignant ignorer les évolutions hasardeuses qui, elles, trouvent moins facilement de plume ou d'épée pour les mettre à critique.

Napoléon III transportait avec lui l'Histoire, et le souvenir et l'aura du premier règne. Soulevés par un demi-siècle d'épopée napoléonienne puis de fortunes diverses, ceux-ci s'appelaient à reparaître et convenaient d'une réalité charnelle, puisque les vieux grognards étaient toujours là et que les Français, très nombreux, regardaient vers celui qui continuerait la légende. 

L'Empire Second se pressentait, déjà animé par la seule existence du futur Prince-Président, et sa longue prospérité assurerait la continuité du meilleur du régime constitutionnel français de Louis-Philippe, continuité dont le Retour des Cendres fut l'apothéose.

Et de fait, la permanence du souvenir de l'Empereur ramènerait bientôt son neveu. Rien ne paraissait plus haut, plus décisif, devant les crises que le système napoléonien.
                                                  à suivre...                                                        
par Michel Thomas de La Garde publié dans : questions d'Histoire
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Jeudi 4 janvier 2007

Pour illustrer une question d'Histoire, voici un texte de 2003 (? à vérifier), retrouvé, envoyé à un journal pour contrer les propos tenus par Philippe Sollers qui critiquait à la fois le manque de réalisme des reconstitutions historiques fleurissant à la belle saison dans les campagnes, et le fait qu'elles rendent sympathique au public l'époque du Moyen-Age. Ce texte est livré tel quel. Les guillements entourent les citations de ce que dénonce Philippe Sollers.

 

Derrière ma plume s'esclaffe un lecteur, passé l'agacement que lui ont provoqué les propos de Philippe Sollers dans ces colonnes le 10 Août repris par le Propos du Jour le lendemain. (...)

Mais le rire l'emporte, comme c'est le cas lorsque le goudron du mensonge se voit habiller des plumes du ridicule. Que les propos de Philippe Sollers soient "d'une invincible gaieté" (note : commentaire fait par le journal), on ne peut en douter. Foncièrement comme dans la forme ils ont de quoi réjouir les amateurs de l'emballage en vrac, comme ceux de la Langue Française, et lorsqu'il dit que les Français n'ont toujours pas assumé les Lumières, on ne peut qu'aquiescer au nouveau romancier.
Le célèbre écrivain doit savoir que pour défendre une idée, il faut que les exemples choisis soient véridiques, ce qui exclut des sottises fabriquées surtout au 19° S. par des historiens officiels si pauvres alors de méthode et soucieux de faire remonter toute justification humaine à la Révolution, et à elle seule.
           
                    En effet, il dénonce " l'affaiblissement du sens critique" : mais n'est-ce pas le trésor de nos hommes politiques, et de nos Intellectuels, tous confondus ?  Même si la mémoire récente est fragile, le Passé proche, du 20° S. par exemple, n'offre-t-il pas des leçons dont l'urgence n'effleure plus personne ? L'amalgame en est une, si bien servie par la confusion entretenue des idées, cela grâce à la chair politique qui nous a conduit, depuis le Général.
Monsieur Sollers voudrait donc opposer "les mensonges anesthésiants" qu'il dénonce à un réalisme qui, grâce aux Lumières devrait faire justice aujourd'hui du méchant Passé d'hier.
Mais pour qui roule-t-il, ce faisant, sinon pour cette République Hydrophile, qui s'est absorbée, elle-même avec tout le reste : mythes politiques, sottises, travers de l'Ancien-Régime, et même jusqu'au néant ?  Passe-passe pour l'anesthésier un peu plus ?  Ce mot d'ailleurs appartenait au vocabulaire de la Vieille Droite Française ( la vraie, que personne ne connaît, et pour cause : de longtemps disparue !)

Il est certain que les seigneurs du Men-Age ne ressemblaient pas à ces généraux à bedaine entourant "MAM" sur la photo benoîte que leur a consacré Paris-Match. Quant aux exploits de la République, on peut saluer celui des généraux de 39, que mon Père qualifiait de "vieilles ganaches syphilitiques", qui nous ont conduit où l'on sait, comme sous toutes nos républiques. Où, sinon à ce fameux Crime contre l'Humanité, si justement dénoncé, de la chair à canon?

"Un peuple sans mémoire est prêt pour la servitude, mais celle des marché bien plus que des politiques" : on acquiescerait de go, si le parleur n'utilisait une phraséologie de Droite pour ranimer des haines rétrogrades et sans fondement. D'après lui, nos anges politiques seraient vierges de responsabilité dans la dictature des marchés qu'il dénonce ?  Et l'absence de mémoire met-elle à l'abri de la dictature politique, est-elle neutre ?

                                                 Les trois-quarts du temps, la seigneurie revêtait la formule du type quasi-familial et simple, le seigneur exerçant au profit de l'intérêt général qui représentait le sien.
Quant à la mortalité moyenne à trente-cinq ans, l'attribuer en un tour de ficelle à l'horreur des temps, celle de "l'oppression de l'église et du château", j'en ferai justice en cinq minutes auprès de qui m'offrira à boire.
                      Quant aux reconstitutions, que ne parle-t-il de Philippe de Villiers, ce bon défenseur des valeurs mélangées, ni du parfait décadent de son spectacle romain !  Il est bien, lui aussi, le fruit du démembrement des esprits !  Avec son avisé cocktail d'idées sures et de substantiels bénéfices.

Qu'on fiche la paix aux seigneurs du Men-Age, ils ne sont plus là pour se défendre, eux aussi qui ont eu à faire face à des conditions inimaginables aujourd'hui bien que différentes de celles du peuple, ils n'auraient fait qu'une bouchée de nos modernes détaleurs.

Pour la vérité historique, chère à Philippe Sollers, le Droit de Quittage, véritable nom du "droit de cuissage" n'a jamais eu le sens qu'on lui donne devant les comptoirs de
bistrot, mais consistait en une somme compensant le départ des femmes se mariant et quittant les terres de la juridiction du seigneur. En ce sens, on a pu dire que le seigneur détenait, par indirectement, un "droit sur la cuisse" des femmes vivant sur ses terres, trait d'une époque où l'on parlait rond sans que l'esprit, lui, soit tordu.
D'ailleurs cette opération revêtait parfois une forme symbolique, ressemblant à la jaretelle offerte par la mariée dans certains mariages encore aujourd'hui. Il s'ajoute à cela que la nouvelle mariée, ayant pu autrefois lui donner "des gages", le seigneur ait alors réclamé comme il était coutume un signe pour "quitte" de toute promesse supposée ou réelle, afin de ne pas paraître dédaigné (pour un autre ou plus maigre).

Quant au débordement sexuel, mon toubib (socialiste) me disait l'an dernier ce qu'il en était il y a très peu dans les campagnes ou dans les villes de notre époque Moderne, dez des familles pauvres, où l'on dormait au même lit, enfants au bord, l'homme au milieu, femme à sa droite, fille aînée à sa gauche.

Ensuite, la propreté était plus sûrement l'attribut du Men-Age que des époque suivantes. Et les fêtes chômées étaient nombreuses, et l'on n'ouvrait pas le Dimanche !  Suffira-t-il de dire qu'un très haut seigneur, puissant, Guillaume Rostang, au début du 14° S. fut massacré par ses sujets alors qu'il prétendait pousser un peu loin les réjouissances citées plus haut ?  A cette évocation, l'idée d'un peuple "en servitude, opprimé", s'impose d'un coup, et laisse songeur.

J'ajoute que la Taxe de Séjour, toujours réclamée par nos édiles (qui sont, en fait, des crocodiles) est une pratique infecte.

De plus, Philippe Sollers est hors sujet : la fonction des reconstitutions n'est pas de donner un nerf marxiste à des époques révolues, mais bien de procurer distraction et rêve au visiteur, en les lui restituant, de façon agréable, car elles appartiennent à lui, c'est-à-dire au Peuple, qui les a façonnées avec courage, effort, conscience et amour.

Et sait-il que repos dominical n'est (re)devenu obligatoire qu'en 1906 ?  Le justicier a bonne mine. Si nous étions alors en plein Men-Age, la Renaissance n'a pas encore débuté, et il faut rectifier les manuels... Et cela, le wagonnier des modes hirsutes le sait bien : qu'à ses livres, l'esprit des lecteurs restera forcément au "niveau critique".

Pour la véracité que réclame Ph. Sollers, je suggère que les participants bénévoles aux reconstitutions se cassent une dent, ou s'envoient de vraies paumes. Et qu'ils usent, les uns envers les autres, de nombreuses caresses afin de prévenir le "retour à l'ordre moral". Enfin, si Ph. Sollers veut jouter, qu'il vienne me trouver, et se retrouver le cul par terre.

                    Quant au "gâtisme"...          


                                                          

                      © Michel THOMAS de LA GARDE tous droits réservés

par Michel THOMAS de LA GARDE publié dans : questions d'Histoire
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