Lundi 5 mai 2008
Cette question du chanoine n'aurait été qu'une information très secondaire intéressant peu de monde, considérée comme une formalité liée à la fonction présidentielle en France. Théoriquement, cette nomination honorifique ne représente aucun intérêt pour les Français, pas plus que pour les Catholiques, hormis pour quelques rares férus d'Histoire ultra-spécialisée.

Mais cette  formalité qui ne repose sur aucun fondement - les présidents ne succèdent pas aux rois de France, leur raison étant différente par fondement, et la seule succession invocable éventuellement, fort maigre, est purement chronologique, sans suite entre l'Ancien et le nouveau régime et il ne s'agit que d'une succession sans unité de temps, car la pluie qui succède au beau temps appartient avec lui au même cycle -  exploitée par les autorités françaises, a entraîné une situation invraisemblable.

Occasion pour visiter le Pape, entouré d'une délégation étrange, pour quêter peut-être une forme d'approbation papale de son remariage qui lui aurait réconcilié comme par miracle les désapprobateurs - mais sa future-belle-mère n'avait pas été retenue par le Vatican  parmi les membres de la délégation officielle, et c'est à un autre titre qu'elle a pu se joindre à elle - l'actuel président s'est lancé dans un discours incohérent de plusieurs manières et autant dans le fond que par le proprement ridicule d'un chef d'état distribuant des consignes religieuses, mais et c'était le but principal de cette déclaration, destiné à confondre tout et tous.

Les positions défendues par l'actuel chef de l'état français pendant ou avant sa campagne comme depuis son élection ne sont pas compatibles avec la morale chrétienne.

Cette exploitation est de nature à poser une fois de plus la question des violations permanentes de tout genre effectuées depuis de nombreuses années, de cette infranchissable et salutaire barrière entre l'ordre civil et le droit religieux.

Le Général de Gaulle avait restauré cette coutume consistant pour le chef de l'état français à recevoir le titre purement honorifique, et n'engageant à vrai dire aucune conséquence religieuse pour un laïc, de chanoine honoraire de Saint-Jean de Latran. Cette pratique a été revendiquée ensuite par Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, mais non par Georges Pompidou ni François Mitterrand.
Cette coutume s'accordait pleinement au caractère historique du Général et à sa personne, et il eut raison de la remettre à l'honneur, mais je ne crains pas de dire que laisser courir cette hypothèse sur la tête des présidents à devoir lui succéder était une erreur.

Ceci est l'occasion de lancer pour Royauté-News la courbe d'une succession d'articles sur la continuité française, thème cher à mes réflexions, et celle aussi, promise depuis la création du site, et rejoignant la première, consacrée à la question royale en France : sa réalité aujourd'hui, sa consistance dynastique. En réalisant cela, Royauté-News répondra pleinement à l'une de ses vocations majeures et raisons d'origine.

Il est possible de mettre le rétablissement de cette coutume - et en ce cas il n'est pas possible de parler d'erreur - au compte de la volonté du Général de Gaulle de voir lui succéder Henri de France, l'ancien Comte de Paris disparu en 1999, projet qui fut envisagé au début de la Présidence Gaullienne.

Quant à cette coutume, récompense accordée au bon Roi Henri, sans aucun lien avec "la France, Fille Aînée de l'Eglise" comme certains se plaisent à le répéter, mais en raison du versement qu'il fit au Chapitre de Saint-Jean de Latran des revenus de l'Abbaye de Clairac, et qui n'a pas  lieu d'être dans l'actuel système français, elle fait l'objet d'une remarque que j'adresse à Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, en laquelle je fais valoir qu'un président de la république ne peut se réclamer des traditions des rois de France.
par Michel Thomas de La Garde publié dans : Institutions et symboles
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Lundi 11 février 2008
Parmi les questions qui constituaient, de la part de la maison de France, une difficulté supplémentaire importante, était l'emploi à plusieurs reprises, depuis la disparition de la Comtesse de Paris  au cours de l'année 2002, du titre de "Comtesse de Paris" pour désigner la seconde épouse de l'actuel Chef de la maison de France, Henri, qui porte le même titre que son illustre père et aussi le même prénom.

Il n'est pas anodin, l'usage fait des titres d'une maison royale une des plus vieilles de l'Histoire, surtout lorsqu'il s'agit de titres historiques, et encore lorsque cet emploi confond non seulement les règles de l'habitude, mais aussi celles du bon sens - cet usage existait avant l'arrivée de la possibilité du divorce - et pour finir paraît comme faire insulte à la mémoire vénérée de Madame.

Bien que je ne sois pas favorable au retour des Bourbons sur le trône, la maison royale de France est l'héritière de tous les rois Capétiens, et la dépositaire de leur longue et prestigieuse histoire.

Les titres historiques de la maison Capétienne ne peuvent par ailleurs être utilisés de façon inconséquente, ou dans un esprit contraire au principe Catholique qui refuse le divorce.

Bien qu'il dispose des titres de la maison royale de France, son chef, Henri Comte de Paris et Duc de France ne peut en faire un usage contraire aux lois de l'Histoire et de la coutume.

Il nous avait choqué de voir par conséquent apparaître, en certaines revues, pour désigner Micaëla, l'épouse actuelle d'Henri, ce titre de Comtesse de Paris qui  n'est pas disponible et faisait injure à la défunte Comtesse de Paris.

L'épouse de l'actuel Comte de Paris, depuis qu'il était devenu en 1999 le Chef de la maison de France, était désignée déjà, du vivant de  la Comtesse de Paris par le titre prestigieux de Duchesse de France, provenant, à l'instar de celui de Comte de Paris, des origines de la dynastie, ce qui la faisait participer, cela sans précédent, presque totalement à sa destinée.

Feu le Comte de Paris avait octroyé à la première épouse divorcée d'Henri, Marie-Thérèse, le titre de Duchesse de Montpensier pour bien marquer qu'elle appartenait toujours à la maison de France.

Nous nous réjouissons d'avoir vu réapparaître ces jours-ci, dans un magazine français des plus connus, le titre de Princesse de Joinville, qu'elle avait également porté, pour désigner l'actuelle et seconde épouse de l'actuel Comte de Paris.

Nous espérons que le chef de la maison Capétienne de France aura senti les dommages possibles de toutes sortes de confusions régnant actuellement, et que la qualification de Comtesse de Paris pour désigner son épouse n'apparaîtra plus. Elle serait, sinon, violemment combattue.

par Michel Thomas de La Garde publié dans : Institutions et symboles
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Dimanche 30 décembre 2007

 

                      armes royales de Suède

par Royauté-News publié dans : Institutions et symboles
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Vendredi 2 novembre 2007

 

 

 
Un collier appartenant à Marie-Antoinette, la dernière reine de France, va être exposé aux enchères le 12 décembre à Londres. L'ornement comprend 21 perles, il a été estimé 800 000$. En 1792, en envisageant de quitter la France au milieu de la révolution, l'épouse du roi Louis XVI Marie-Antoinette a remis le bijou à son amie Lady Sutherland. Raymond Sancroft-Baker, le directeur général de la vente aux enchères de la bijouterie Christie's à Londres a dit qu’à ce moment-là la reine ne soupçonnait pas son sort et pensait retrouver son bijou. Cependant, un an après le tribunal révolutionnaire l’a condamnée à mort. En octobre 1793, d’après la décision de la cour révolutionnaire la reine a perdu sa tête sur la guillotine au centre de Paris. En 1849 on a recueilli un collier de pierres précieuses appartenant à la reine française. Ce nouveau collier a été destiné au mariage du petit-fils des Sutherland. Depuis cette date le collier n’avait jamais quitté la famille. Lorsque j’ai vu ce collier sur le cou de la jeune femme qui le présentait, j’ai été surprise par son élégance et son « design » contemporain de notre époque. Mais j’ai aussi ressenti un vague malaise. Personnellement, je n’aurais jamais osé porter ce collier.

par mi-souris publié dans : Institutions et symboles
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Mardi 2 octobre 2007
Eteinte en 1936, la branche historique et légitime du trône d'Espagne, celle de Bourbon-Madrid ( voir l'article prochain : d'Isabelle ou de Don Carlos, qui était légitime ? ), il pourrait sembler au public peu au fait de ces questions que la manifestation du Carlisme contemporain n'a plus lieu d'être, sa cause étant figée dans l'éternité, et d'ailleurs même que son existence ne reposait que sur un aspect moindre, au regard de l'ampleur des questions qui agitent le monde et ceci vu avec les yeux d'aujourd'hui dans l'ambiance prédominante qui rejette toute forme de distinction entre les deux sexes.

Or, il n'en est rien, et ce serait commettre anachronisme, que reconstituer la trame des générations précédentes, et surtout de le faire avec des modes de pensée aujourd'hui devenus les nôtres. La question dynastique par ailleurs n'a pas une importance secondaire et elle occupe la place centrale d'un pays vivant en monarchie. Elle en constitue l'arbre, et les raisons présidant aux choix d'une dynastie, à la manière dont elle se développe, s'organise et se transmet résument pour une part quelques traits éminents de sa culture. Car bien au-delà d'une question de préséance ou d'intérêt personnel séparant plusieurs princes, il s'agit d'abord de culture.

Reportées dans le cadre vécu de la réalité, on s'aperçoit que les disputes dynastiques masquent ou révèlent des choix profonds concernant directement les peuples. En fonction de la personnalité, non seulement individuelle mais politique des princes ou princesses, se met en jeu une panoplie d'orientations décidant d'une politique et finalement du destin d'un pays.

C'est ce qui s'est produit lorsque la France, envoyant un petit-fils de Louis XIV régner sur l'Espagne, retirait ce pays de la mouvance des Habsbourg pour le faire basculer dans l'orbite de l'influence française à travers l'un des siens.

Nous reviendrons un jour là-dessus, mais l'introduction à l'affaire Carliste, de même qu'à tous les enjeux actuels de l'Espagne se trouve prendre naissance dans cet héritage que le testament du dernier roi de l'ancienne dynastie plaçait sur la tête du futur Philippe V.

Il fut décidé que le trône espagnol, dorénavant ne serait plus transmissible aux princesses, et suivrait le principal de ce système français si imparfait que l'on appelle, avec un certain abus pour elle, la Loi Salique. Censée basculer à cet moment-là dans une autre sphère d'influence, l'Espagne se voyait imposer, en plus du nouveau prince, la marque ainsi que la coutume d'une nouvelle dynastie, c'est-à-dire une autre culture que la sienne jusqu'alors ouverte aux successions féminines.

Sachant que cette règle était décidée par le premier roi d'Espagne issu des Bourbons, qu'elle était reconnue par les Cortes, cette Assemblée qui est l'un des fondements de l'Espagne, normalement rien n'aurait dû la faire revenir en arrière.

Notons bien qu'ici, dans un article de présentation, je ne me prononce pas, et ma position sera donnée dans un article ultérieur. Il ne s'agit pas pour l'instant d'affirmer quel système était meilleur que l'autre. Il se trouve que, la règle ayant été édictée, ayant été reconnue par tous, changer d'avis en cours de route revenait à léser des princes censés hériter naturellement de leurs droits.

Ferdinand VII refusa la transmission de la couronne à son frère, préférant qu'elle soit attribuée éventuellement à sa fille qui naîtrait bientôt, se renforçant de cette décision d'un arrêt pris par son père Charles IV le 30 Septembre 1789, stipulant la possibilité pour les femmes de succéder directement, arrêt alors tenu secret.
Décision dont se renforcera Don Carlos lui-même, qui né en 1788 s'estimait de toutes façons ne pouvoir être concerné par cette mesure.     

 

A l'opposé, on peut souligner une autre attitude : dans mon réseau de relations, où tous les bords sont représentés, j'ai constaté que certains, malgré leur sensibilité d'Extrême-Gauche engagée et alors qu'ils n'ont aucun mouvement ou sympathie particulière pour les monarques, éprouvent de la sympathie pour le Comte de Barcelone, qui était le père de l'actuel roi Juan Carlos, car il refusa le trône plutôt que d'apporter, en l'acceptant, confirmation au régime du dictateur Franco.

             à suivre...
par Michel Thomas de La Garde publié dans : Institutions et symboles
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