Il existe en effet, et presque toujours le Royalisme français paraît n'exister que par eux, des mouvements, voire même des partis. Certains d'entre eux sont historiques, comme l'Action Française. Mais représentent-ils véritablement la philosophie royaliste fondamentale, - car le Royalisme peut et doit être défini d'abord comme une philosophie - celle qui n'est pas loin d'être partagée dans le principe par un grand nombre de nos contemporains, dès lors qu'on ne tend pas à le mélanger avec des questions politiques vulgaires ? Je ne le crois pas.
Les mouvements traditionnels du Royalisme français ne regroupent que des partisans engagés dans une certaine facture du royalisme qui nous paraît très largement restrictive, et d'autre part peu en rapport avec les contenus autrefois portés, lorsque le Royalisme en France fut puissant et même en passe de l'emporter, comme ce fut le cas au début de la III° République ou dans les années 20. A quoi il faut ajouter sa parfaite inaptitude jusque ici, au point que j'ai souvent exprimé auprès des royalistes la critique qu'ils étaient les supplétifs du système qu'il prétendent par ailleurs abhorer.
Accaparé par de nombreux travaux, et soucieux de ne pas offrir de notes trop longues, ce seront chaque fois des présentations assez condensées qui seront produites ici. Le lien pour les trouver, et les retrouver toutes ensembles sera donné au fur et à mesure.
C'est donc en dehors des mouvements traditionnels du Royalisme français que s'établit cette présentation, figure réelle des attachements ressentis par les royalistes avérés, c'est-à-dire par ceux, qui sans être forcément adhérents des mouvements, s'avouent ou même tout simplement se considèrent royalistes, et ceci, qu'il s'agisse de l'une ou l'autre des nombreuses formes de ce que peut représenter le royalisme pour un individu.
Certains en effet, le sont par désir de changer de régime; d'autres, par préférence idéologique, tout en acceptant un système non royal; d'autres, par esthétisme. Etc. C'est une panoplie très large, qu'il convient de ne pas restreindre au champ politique, et celui-ci encore doit-il être convenablement défini.
Le dénominateur commun de l'ordonnance ici présentée est ce que l'on peut appeler le principe dynastique supérieur. C'est-à-dire le choix du Prince autour duquel doivent se grouper les énergies.
- Autour du Chef de la Maison de France, héritière des rois de la dynastie Capétienne. Henri, Comte de Paris, qui a succédé au si connu Comte de Paris, disparu en 1999.
- La famille du Providentialisme, multiple, plus que la précédente. Elle est celle de tous les royalistes qui réfèrent d'abord, et avant toute autre considération et parfois à l'exclusion de celle-ci, au choix de la Providence pour, soit désigner, soit permettre, la survenue d'un Prince capable de devenir roi, qu'il s'agisse du Prince Capétien que nous connaissons ou d'un autre.
Ce choix de la Providence est pour moi un choix naturel. Bien que je ne sois pas royaliste - et de cela aussi il sera question - je me considère comme Providentialiste dans ce sens large ici défini.
- La famille qui s'intitule "légitimiste" et tient pour champion un espagnol, Louis de Bourbon. Présenter cette famille d'appartenance est plus que délicat, car de vives tensions existent entre ses tenants et les autres.
Nous reviendrons à plusieurs reprises bientôt, et plus en détail sur ces familles de convergence et sur le contenu qu'elles ont à offrir.
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On voudra bien considérer qu'il n'est pas utile de donner polémique autour des qualités attribuées ici à l'un ou à l'autre des personnages désignés.
Je rappelle que le livret devant paraître sur les questions de l'héritage capétien contient ce qu'il faut pour remettre en ordre des notions fondamentales depuis quelques années allègrement basculées.
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