France : la question dynastique


Dimanche 11 octobre 2009
Certains historiens avaient relancé cette idée nécessairement fort ancienne que les Capétiens étaient des usurpateurs. Si effectivement je le crois aussi, à ceux qui le diraient crûment et sans nuance, je soutiendrais le contraire. Je l'ai déjà fait. Pourquoi ?

La discussion des questions historiques ne résoud pas tout et surtout pas ne procure au présent de solution toute faite.

Le grande question d'avenir sera ce que pourront apporter des systèmes nouveaux, à l'heure où maintenant il ne peut plus échapper  à personne que les sociétés s'affaissent dans une décadence plus cruelle et plus définitive encore qu'un simple écroulement. Ceux qui suivront plus tard dans la soirée l'éditorial de Royauté-News verront un autre aspect de la question.

Au sein du milieu royaliste, revient toujours chez quelques-uns la référence aux temps anciens, parfois sans discernement, sans distance.

La question n'est pas de savoir si la royauté descend du Ciel, mais comment elle atterrit.

Pas de savoir si est une bonne, ou comme je le crois, une mauvaise chose (tant autrefois qu'encore plus aujourd'hui) l'union du Trône et de l'Autel, ou de semblables principes tirés de la naphtaline.

La question se trouve, pour la seule monarchie qui d'après l'auteur de ces lignes serait souhaitable, - et nous n'évoquons ici très brièvement qu'une partie de son contour - dans la capacité à forger l'avenir, en assumant le Passé, tout en se détachant de ce qui l'a enfoui et, et en condamnant le présent.

En dehors de quoi, il n'y a que des prétendants à des rôles de figurant pour Disneyland.

C'est une maladie propre aux français de vouloir empaqueter les choses et les gens, une étiquette leur coller au nez.
Si l'on n'est pas royaliste, on serait républicain. Si l'on  n'est pas républicain, on serait dévôt en confiture devant des princes issus du placard des ombres et - et c'est peu de le dire ! peu familiers du génie.

C'est oublier qu'il existe, entre les classements suspects, ceux qui demeurent libres et n'entrent pas aux shémas vulgaires.

En ce sens, si demain devait surgir une formule nouvelle - et sans doute se prépare-t-elle dans l'ombre - le premier bon sens serait de ne pas l'aller chercher chez les fantômes du Passé.

On parle un peu, dans le microcosme d'une partie -et d'une partie seulement  - du monde royaliste, des propos de M. Jean d'Orléans. Ce n'est pas cela qui secouera le monde. Mais, du fait de la sympathie activiste d'un certain nombre de semelles familières ou assez proches de l'actuel pouvoir, méfions-nous. C'est le sens aussi d'un paragraphe non vraiment obscur pour ceux qui veulent lire, dans l'article de cette semaine Les prétendants au trône de France - premier volet.

Je ne reconnais pas pour ma part , sans parler ici des droits, ni des questions historiques, de pertinence à une démarche qui se tient dans la portée de l'ombre de l'actuel pouvoir. Ceux qui liront ce livre prochain découvriront qu'il enfonce les portes ouvertes. Tout cela, est connu, les royalistes organisés le disent depuis deux-cent vingt ans.

Rappellant pour
précision utile sans doute, que je ne suis pas royaliste au sens classique, c'est comme monarchiste et selon des conditions larges et nouvelles, bien éloignées de ce que l'on peut trouver dans le corpus idéologique des mouvements, que je pourrais me définir dans le seul but de rendre compréhensibles, et mon avis, et  ce qui suit.

Je donnerai bientôt plus d'amplitude à ma pensée.

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Mercredi 7 octobre 2009
Si pour le fondateur de Royauté-News, sont indiscutables les droits dynastiques faisant émaner aux Orléans la succession des anciens rois de France, capacité occupant pleinement le registre moral, et seulement lui, et située dans le domaine de l'héritage familial, leur procurant représentation de ces anciens rois dès lors qu'elle se conforme aux conditions de non-publication politique en vertu des lois françaises ainsi que des conditions de l'abrogation de la loi d'exil, il demeure que l'héritage non seulement moral mais pleinement dynastique se trouve revendiqué avec constance, conscience et crédibilité par une branche issue des rois d'Espagne. 

Il faut observer par ailleurs que des empêchements majeurs indisposent la maison d'Orléans à prétendre valablement.

Comme à prétendre exercer le rôle que parmi les ombres d'un obscur système certaines lui voudraient souffler, celui d'occupant par les royales fesses des républicains velours en aubaine  de s'eux-mêmes abriter aux nimbes d'un Schpountz de service d'une monarchie fantoche sans prévenir tombant du ciel gaulois sur les Français entortillés n'en pouvant mais.


L'article du jour n'évoquera pas l'aspect dynastique, qui ne tardera pas de l'être, car il a pour but de présenter visuellement à ceux qui ne les connaissent pas les chefs des deux branches les plus connues, les prochains étant les Bourbon-Parme.

Les romantiques pourront, dans ce que poétiquement et avec talent les journalistes de Point de Vue appellent les yeux "bleu de France", se noyer à l'immense origine  en laquelle plongent les titres  de Comte de Paris et Duc de France placés sur leur tête, dans ce bleu d'Orléans qui rejoint à la source.

Les pragmatiques s'ancreront volontiers dans la force tranquille de ceux qui, par-dessus les Pyrénées jamais n'ont oublié qu'ils proviennent en droite ligne du plus emblématique souverain que les temps modernes aient donné chez les fils de Capet. La solidité de Louis le Quatorzième, représentée aujourd'hui par Son Altesse Royale Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou.

Loin des disputes stériles, des feuilletons, des règlements de compte familiaux, loin tout court aussi afin d'affirmer mieux par là l'indépendance propre aux chefs, lui et ses prédécesseurs ont l'aisance espagnole, un physique de boys band latino, et la solidité des origines !

Sans  pour cela se risquer dans la fumette dynasto-fiction ni dans l'embrouille du genre "démocratic, t'as-le Hit ! (de comptoir), les Français se feront leur sentiment tranquillement, entre la Belle-au-Bois-Dormant, et Label de Cadix.

                    Henri
                  Comte de Paris
                   Duc de France
                          Lous
                      Duc d'Anjou                            
  

Monseigneur le Duc d'Anjou et la Princesse Margarita, Son Altesse Impériale la Princesse Napoléon, Le Prince Jean d'Orléans.

Retrouvez le Duc d'Anjou, nouveau sur ce site, sur RN + !

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Mercredi 19 août 2009
Avant de revenir demain et par la suite sur les questions soulevées, voici la position du site à l'égard de l'action de Jean d'Orléans.

Tout en reconnaissant l'actuel Comte de Paris, père de Jean d'Orléans, comme le représentant des rois de France de la dynastie Capétienne, nous désapprouvons formellement les positions, actions et discours notamment du Prince Jean. Ceci n'engage aucune considération de personne, mais signifie notre opposition farouche à l'éventualité d'un retour de l'ancienne royauté française ou, de quelque façon que ce soit, des princes de cette maison à un style de royauté  sorti de l'imagination fébrile de certains, qui l' évoquent déjà...

La formule puissante incarnée par la figure historique de l'ancien Comte de Paris n'a pas été suivie. Elle ne se retrouve pas dans les directions ensuite empruntées, malgré son élégance de style par son fils, l'actuel Comte de Paris et par celui qui plus volontiers ces dernières années exprime l'engagement familial, son petit-fils, le Prince Jean, Duc de Vendôme. Il faudrait évoquer aussi cette direction à deux têtes, non conforme à l'expression naturelle de la maison de France même si autrefois, Henri (1908-1999) dans des circonstances différentes, eut à porter son message du vivant de son père le Duc de Guise.

Nous sommes attachés à une certaine tradition représentée par la maison de France, mais l'imprécision de ses objectifs, sa compromission avec l'actuel système que subit la France, si éloigné de la formule bienveillante de la République aux époques de paix, rendent impossible à l'esprit lucide, de reconnaître fondement à un avenir de nature politique objective à ces princes.

Le rôle des Princes modernes qui ne sont plus sur le trône aurait dû être de témoigner plus largement qu'ils ne l'ont fait, et de façon lucide, et de servir de témoin aux époques révolues. Assurant ainsi une continuité ressentie dans tous les pays d'ancienne monarchie, à l'exception de la France pour qui toujours l'évocation de son passé, comme d'ailleurs toute évocation politique, provoque complexes et psychodrames.

C'est cela que souhaitait Royauté-News au moment de sa création. Défendre, dans les débats contemporains, les monarchies passées ou présentes injustement attaquées, et susciter l'idée que les Princes s'engagent dans des domaines correspondant comme par nature à leur ressort. Or, précisément ils ne le font pas.

Même si cet appel, ici à une ou deux reprises, a peut-être influencé la manière dont aujourd'hui le Prince Jean présente ses activités. Mais c'est plus volontiers à une indiscrétion commise à mon endroit par quelqu'un se trouvant en relation avec le Prince Jean, que j'attribue la variation donnée aux objectifs énoncés de son association. L'association fondée par le Prince Jean avait pour objectif la mise en valeur du patrimoine familial de la maison de France. Partie, certes, du Patrimoine français, mais ne constituant pas ce patrimoine à lui seul !  C'est depuis avoir évoqué ma propre action discrète en faveur du Patrimoine français, et aussi l'avoir évoquée ici, que le Prince Jean présente différemment son action publique : il est désormais question du patrimoine français, et non plus d'une simple préoccupation relative à quelques maisons de famille. Il est inconcevable de soutenir, comme il ne manque à chaque occasion de le faire, le système général actuel aux commandes depuis quelques années, prima causa de la situation dernièrement catastrophique de l'univers culturel et patrimonial français, et de prétendre dans le même temps oeuvrer en sa faveur, tandis que chaque jour tombent des pans entiers sapés par ceux qui avaient la charge de les préserver. Mais ceci n'est qu'un versant de l'action publique du Prince Jean, mais incommodante, celle-ci, car en lui procurant rôle public, elle favorise en vrac ses prises de position sur les sujets les plus divers du monde contemporain, faisant s'interroger : où est passée la neutralité attendue d'un Prince de l'ancienne famille royale ?

Nous ne pouvons approuver la fréquentation, ou l'évocation par le Prince Jean de la plupart des idées, sinon rétrogrades du moins mal présentées, diffusées dans des cercles qui s'identifient avec la farouche dynamique de réaction qui s'est emparée du monde, mais non avec l'idéal monarchique. Un tour particulièrement nuisible à sa cause, est en effet donné à cet idéal par assimilation avec des conceptions sociales ou religieuses ou autres, particulièrement fermées. Dans toutes les déclarations du Prince Jean, ne se retrouvent que des évocations proches de celles-ci.

Nous désapprouvons les allusions d'ailleurs de plus en plus fréquentes et appuyées, à une future royauté qui verrait à sa tête un membre de la maison d'Orléans. Confusion, quant aux objectifs recherchés par le Prince, dans ses nombreuses déclarations pêle-mêle de vouloir servir et d'évoquer  fréquemment des hypothèses, - et les laisser évoquer par des fidèles - qui le placeraient en sorte d'incarner une forme d'avenir politique ou une éventualité positive dans le même ordre.

Trop d'erreurs de la part des membres de la maison de France, de connivence, d'imprécision quant à la nature exacte du rôle dont pourrait bénéficier de leur part le pays, de choses convenues, sans relief ni lucidité dans leur discours, et tant d'autres encore font, qu'en aucun cas je ne soutiendrais leur démarche si toutefois elle osait se manifester, et que dernière opposition de toutes les façons y serait faite, et impossibilité même apposée.


Cependant, et car ma démarche profonde n'est pas de condamner, ni de fermer les portes, et non plus que de ne pas offrir quelques voies pour la recomposition des choses, l'avenir se dira lui-même. Mais il s'y tiendra ce qui pour l'instant lui manque : clarté, sérénité, indépendance, évolution hors de la confusion du monde présent... Alors, toutes choses pourront évoluer.


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Mardi 17 mars 2009
La première chose à comprendre dans la question de l'héritage dynastique français, relatif aux anciens rois de France (dans le cas des Napoléon, la situation est différente)  est qu'il n'existe pas en France, d'héritier du trône...

A part la légitimité fessière de s'asseoir sur un trône matériel n'existant même plus, les descendants de la famille des rois de France ne détiennent ni droit ni avoir, autre que symbolique et lié au souvenir historique et - ce qui n'est pas moindre - à l'héritage moral. Et quelques biens privés.

La différence est donc longue entre cela et ceux  des partisans qui n'entendent que leur cause, et s'imaginent que ce qui séparerait seulement
aujourd'hui ces descendants, d'un trône qui leur devrait selon eux revenir, serait l'existence d'un régime concurrent.

Peut-on en effet hériter d'un trône qui n'existe pas ? C'est ce qui caractérise la situation en France, et dans tout autre pays elle sera différente, chaque pays héritant d'une Histoire propre, et d'un lien qui lui est propre avec les anciennes dynasties. En effet, définitivement abolis, l'Ancien-Régime et ceux qui lui ont succédé au XIX° siècle n'existent plus que dans les livres d'Histoire. L'aventure s'est mal terminée, non seulement  avec la Révolution Française mais encore avec le rejet  des tentatives de reconstitution d'un ordre politique plus ou moins hérité de l'ancien. La Révolution de 1830, puis celle de 1848, ont clairement rejeté les régimes conduits par des membres de la famille capétienne. 

Lorsqu'on emploie cette formule d'héritier du trône, elle n'est qu'un raccourci pratique pour désigner ceux qui sont en fait les héritiers purement familiaux de la succession des rois de France, et ceux de la Maison Napoléon.



A suivre prochaînement une brève chronologie des régimes succédant à la Révolution Française.


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Dimanche 1 mars 2009
Il n'est pas inutile d'indiquer à nouveau que le site et son responsable ne sont pas royalistes.

Nous verrons plus loin que pour ce qui me concerne, et donc cela n'engage les membres de la rédaction, j'inclus un sentiment monarchique au sein de ma conception de ce que sont et devraient être les gouvernements au sens large. Cette conception est étrangère aux conceptions que l'on trouve dans les milieux monarchistes.

L'intérêt pour les familles royales et pour le rôle contemporain qu'elles sont amenées à jouer ainsi que le désir de préserver un relatif état des choses dans l'ordre serein de la civilisation, parmi les projectiles d'une société, profondément en désaccord avec elle-même, volant en tous sens, ont été à l'origine de la création de ce site destiné d'abord aux questions de fond.

Croire que parce qu'on affiche une couronne en tête du site, ou que l'intérêt porté aux familles royales et princières entraîne l'appartenance proche ou lointaine, ou tout au moins une similitude de pensée avec le royalisme serait la même erreur que d'imaginer que Point de Vue, du temps où elle traitait sérieusement ces questions était une revue royaliste, ou que Paris-Match, en raison du nombre impressionnant de couvertures consacrées à Caroline de Monaco, le serait.

Mes parents n'étaient pas royalistes, malgré leur conviction que le régime correspondant le mieux à la conception chrétienne serait une royauté idéale (qui n'a jamais existé, surtout en France) et ils se bornaient à condamner les erreurs de la Révolution. Leur seule référence était le Voeu de Louis XIII, c'est dire si les références des royalistes leur étaient étrangères et de la même façon, on s'est toujours abstenu chez nous de toute  référence politique.
Et on ne peut pas mettre ça sur le fait qu'il n'a jamais existé de proximité d'aucune sorte entre les miens et les monarques français. La règle était : on ne fait pas de politique. Ce qui n'empêche pas certains parmi les anciennes familles en général de recevoir un mandat politique local. A condition d'être indépendant.


Sans entrer ici pour l'instant dans des développements qui ne sont pas à l'ordre du jour, rappellons, ou disons pour ceux qui ne le savent pas, que le royalisme français, celui dont il est question dans cette série d'articles, est sans lien avec l'appartenance aux "grandes familles qui ont fait la France". Il serait d'ailleurs plus juste de dire, qu'hormis une poignée de fidèles, auxquels il faut ajouter aux grandes occasions un certain nombre de m'as-tu-vu éclos comme des champignons après la pluie, que le principal des réprésentants des anciennes familles s'est toujours tenu éloigné des questions politiques et de celle du royalisme en particulier. Si cette règle parfois n'est plus toujours respectée depuis quelques décennies, c'est à tort. Il ne faut pas confondre en effet une fidélité sentimentale, historique, de ces familes vis-à-vis de la Maison Royale de France avec les théories particulières au système de pensée que l'on nomme le royalisme.

A suivre...


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