Vendredi 4 juillet 2008
Résidu des anciennes pratiques de ce que j'appelle la taxe occasionnelle sur tête qui affectait au Moyen-Age puis ensuite, les habitants par exemple transitant d'un lieu à un autre ou achetant certains produits taxés, la Taxe de Séjour perçue en France aujourd'hui, à l'occasion des séjours hôteliers principalement, est un abus fondamental et doit être supprimée.

Elle est un abus car elle reproduit un mode de fonctionnement qui a peu à peu cessé d'exister au fil des siècles sous l'Ancien-Régime, compensé il est vrai par l'apparition régulière de taxes nouvelles.  Mais la Taxe de Séjour, à l'époque moderne, constitue évidemment un abus puisqu'elle comporte dans le principe une atteinte à la liberté de mouvement. La question n'est pas tant dans la somme, dont le minimum et le maximum pour une nuit sont de vingt centimes d'euro à un euro cinquante, mais dans le principe. 

Typique des modes fiscaux depuis longtemps devenus caducs, la Taxe de Séjour est insupportable car elle met à la pratique et sans raison, une procédure qui se justifiait il y a bien longtemps mais qui depuis n'a plus lieu d'être et même, est devenue résolument aberrante.

Que la création de cette taxe en France remonte au 13 Avril 1910 ne change évidemment rien à ce raisonnement mais l'aggrave au contraire.

La Taxe de Séjour est un abus aussi parce qu'elle affecte l'économie selon une conception malsaine, sur la base d'une activité à laquelle la commune qui la perçoit, voire le département, n'a pas de part directe.

Et elle est un abus fondamental pour une raison qui tient à cette loi de 1910 et en même temps à tout le fonctionnement à la fois délirant et malsain du système français, de son mode politique, et de son administration. Elle consiste dans le maintien de cette Taxe de Séjour alors que les motifs invoqués par la loi lors de sa création depuis longtemps n'existent plus. Il s'agissait à ce moment-là de compenser la fuite des touristes européens vers d'autres lieux de villégiature que les villes d'eaux françaises. Comme l'indique le site officiel de la Taxe de Séjour : "la France perd une clientèle touristique fortunée au profit des villes d'eaux étrangères, d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie notamment, parce que les infrastructures des stations et les équipements hôteliers français ne sont pas à la hauteur". Ces conditions sont évidemment dépassées, même si la république laïco-vacharche des années 10 ne voyait strictement rien d'aberrant, après avoir mis à la porte ses congrégations religieuses, à recréer un principe de taxe "à l'occasion" ni à regretter la clientèle européenne désertant ce pays mal embouché.  

Il est de nombreuses taxes françaises qui doivent être supprimées, mais la Taxe de Séjour constitue un summum exemplaire de l'absurdité administrative de ce pays, de ses conceptions grossières et de sa rage fiscale. Cela procède du choix gratuit, à l'image des créations de taxes compulsives de l'Ancien-Régime, comme cet autre choix décidément crétin de l'impôt sur les ouvertures (impôt en fonction du nombre de fenêtres, et qui a fait boucher beaucoup d'entre elles, et qui souvent le sont restées), à peu près contemporain de  la Taxe de Séjour.

Il conviendrait de supprimer également des recettes fiscales de communes, la surtaxe sur les eaux minérales !

Et il conviendrait aussi de supprimer aux communes le produit de la taxe de balayage lorsque celui-ci n'est pas effectué ! Comme à Paris dont les trottoirs sont répugnants !
par Michel Thomas de La Garde publié dans : sujets
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mercredi 11 juin 2008
Ne regardant jamais la télévision, cela ne m'a pas empêché d'avoir l'occasion voici quelques minutes de suivre un reportage inséré dans une émission de France 3 sur la villégiature au Fort de Brégançon des présidents de la République Française.

C'est avant l'été, ou tout au moins avant le début des vacances d'été qu'il doit être décidé si cette résidence sera ou non conservée par l'état à titre de villégiature, si elle sera affectée aux réunions de travail du gouvernement français, réservée à l'accueil des souverains étrangers, ou éventuellement cédée.

Ce splendide fort militaire plongeant à pic dans la mer, dans l'actuel département du Var fut autrefois le château de la famille Ricard de Brégançon, plusieurs fois alliée à la maison des Thomas de La Garde. Un article en présentera l'histoire, vraisemblablement au cours de l'été.

Une polémique avait été soulevée au cours de l'été 2007, notamment par un député français, sur l'opportunité de conserver cette résidence si le chef de l'état choisissait d'autres lieux de repos. L'actuel président ne s'est rendu qu'une seule fois à Brégançon, peu après son élection, en compagnie de sa première épouse et d'un groupe d'amis proches parmi lesquels la directrice de la communication de Prada, Mathilde Agostinelli, soeur de Victoire de Castellane, créatrice des bijoux et de la joaillerie Dior.

Les Castellane sont à l'honneur ces temps-ci sur Royauté-News, avec les articles consacrés à Louis de Causans et à Boni de Castellane. Cette illustre maison, alliée de nombreuses fois à la mienne, sera présentée également au fil des mois qui viennent.

par Michel Thomas de La Garde publié dans : sujets
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 6 mars 2007
Il est un débat relancé ces temps-ci chez les Royalistes : le projet de reconstruction du Palais des Tuileries à Paris.



La question n'est pas nouvelle, mais elle offre l'occasion de saisir d'intéressantes perspectives : comment cette idée, dont la constance depuis si longtemps tient lieu en soi de pertinence ne se raccrocherait-elle pas aux grandes questions majeures, toujours en rappel, toujours en débat, que posent les institutions françaises, encore équilibrées voici quelques années mais depuis devenues bancales ?


Je projetais un article pour présenter mon opposition à cette reconstruction, ainsi que la démarche effectuée par lettre en 2005 ou 2006 auprès du Président de la République pour lui signifier les raisons de celle-ci.

Je vais aujourd'hui vous en livrer la teneur, bien que - et mon excellent rangement en est la cause ! -  je n'aie pas encore retrouvé la copie de l'original, ni la réponse, plus courtoise que d'ordinaire, qui laissait entrevoir que le Président appréciait les termes de cette position - qui m'a été adressée par Madame le Chef de Cabinet.
  

Cependant, je dois dire qu'ayant pris connaissance ces temps-ci du projet tel qu'il est formulé par les Royalistes - tout au moins par certains d'entre-eux - je suis fortement tenté de réviser, sinon les raisons ci-après, présentées au Président, du moins l'opposition fondamentale que j'avais conçue pour ce projet.


Quoi qu'il en soit, la formulation de cette entreprise  - et l'entreprise elle-même - soulèveront d'autres questions sinon d'autres obstacles.

En effet, est-il sain, utile et bénéfique de reconstruire ce qui n'est plus depuis si longtemps, et tandis que le Paris contemporain a maintenu
jusqu'ici son harmonie sans discorde, sans faux rattrage du temps, sans distorsion ni faute de goût ?


Peut-on réduire des perspectives dans l'espace visuel parisien, qui depuis, ont acquis une légitimité d'autant plus grande qu'elle fut plus longue ?
Peut-on heurter à présent, une physionomie, une ordonnance qui appartiennent au patrimoine actuel et collectif, ainsi qu'à la perception et à la sensibilité contemporaine, et autrement et plus simplement, peut-on déshabituer les habitudes ?



Voici le principe de ma lettre au chef de l'Etat, dont je donnerai le texte dès qu'il sera retrouvé.


J'ai exprimé alors l'idée que, dans l'état actuel de pauvreté généralisée dans lequel se trouvait la France, il n'était pas décent d'envisager un tel projet, et que par ailleurs, la priorité générale à donner était le rassemblement dans la sérénité des Français, sans rouvrir de disputes entre les unes ou les autres formules de gouvernement que la France avait connues. 



Je profitai de cette lettre pour déplorer qu'il y ait si peu en France, de places, avenues ou noms de rues pour honorer l'époque de Napoléon III.




                     Le site Royal-Artillerie, que je salue maintenant en attendant de le faire lors du prochain article de présentation du site Royauté-News et de ses nouveaux liens, consacre un article à ce sujet, qui contribue nettement à rendre le projet envisageable, pour les raisons que vous découvrirez en cliquant en haut à gauche de cette page dans la rubrique "Nos liens".


Signalons aussi qu'il reviendra au Prince (si Prince il y a !) de choisir le lieu de sa résidence, avant peut-être de s'emballer... Imaginons qu'il n'aime pas ce quartier ... On pourra de toute façon utiliser le Palais reconstruit pour y loger les parisiens couchant dehors.


Royauté-News entretiendra pour vous un suivi de cette question.


par Michel THOMAS de LA GARDE publié dans : sujets
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 26 février 2007

 

     Mon idéal drapeau français

 

 

 

                    Bleu, Blanc, et Or

             

                              soit pour légende :     

La République, La Royauté, l'Or commun 

 

Cette composition mixte associe volontairement des couleurs classiques, utilisées pour les drapeaux (Bleu, Blanc) et l'Or, qui appartient à l'univers héraldique.                           

 

 

        C'est un rêve, la réconciliation de toutes les parties du pays que sont les groupes humains séparés par les incompréhensions et les drames de l'Histoire. Réunis autour de symboles ayant la faculté de transmettre le passé, les strates anciennes de l'Histoire.

 

        

 

 

 

        Le rouge, représentatif de la Révolution et en particulier, symbole sanglant, signal et commémoration de violence, est donc éliminé. Contrairement à ce qui en est dit quelquefois, il ne provient pas de la livrée de certains laquais parisiens, mais de ce que cette couleur évoque spontanément.

 
 

Sur l'origine de la couleur Rouge dans le drapeau français, sur ce bonnet rouge que Robespierre n'aimait pas et qui sera interdit par la Convention, on lira l'ouvrage de Michel Pastoureau Les emblèmes de la France, Editions Bonneton, 1998.        

 
 

Plusieurs exemples historiques de cet usage du rouge seront invoqués pour le justifier, le plus  connu étant le célèbre bonnet phrygien.



S'il est possible un jour de donner ce drapeau à la France, ce sera fait sans supprimer l'actuel drapeau qui sera conservé au rang secondaire, laissant le choix, dans les cérémonies privées ou commémoratives (Anciens Combattants, etc.) au gré des usages et des volontés.

                                     


                                                                 
                           Copyright Michel THOMAS de LA GARDE  
                   

 

par Michel THOMAS de LA GARDE publié dans : sujets
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

sites royaux

Bienvenue  en  THOMASIE !


RN +

Communauté Franco-Belge


liens thématiques :

   Point de Vue

blog d'Adélaïde

           

Cosmopolitan

       Vogue

  Vanity Fair

  Femmes 

 

sites et blogs amis

        Force T :

         Flo

         Zhealy

       Kri

 Fée Clochette

   Cendrine

 mi-souris1et 2

    Angélita1 et 2 et 3

     Marie

  Christel
    et Annecy ma ville

 Kimcat

Le monde d'une fée

   Canelle

   Jehanne

liens avec la blogosphère  

www.wordpress-fr.net

www.etoileblog.com

www.abazen.com

www.etula.com

www.lisabuzz.com

    www.yoolink.fr/

www.netoo.com

www.annuaire-blogs.net


Culture :

www.artscape.fr

www.staleywise.com

www.evene.fr

F M R

 

Histoire : 

Médiéval et Moyen-Age     

Vivre au Moyen-Age 


site universitaire de Francis Choisel :

choisel.info/html/histoire

 

    Ma Jet-Set :

Vanessa von Zitzewitz

     sur Ellen von U

Marianne de Sayn

 

Mon Gotha : 

www.louisdecausans.com

 

 

 

sites conseillés :

 L.B.O. le Blog d'Olivier

 

Fashion :

   Joyce.fr

Au féminin.com


Meilleur site de généalogie royale : 

        Genroy

(site d'André Decloître)

 

Pour contacter l'auteur du site :

royaute-news@voila.fr

ou par le formulaire de contact situé en bas de page

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Collectionneurs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus